Stade - Français - Oyonnax
Le talonneur parisien Hendrik van der Merwe charge face à Christophe André | AFP - PIERRE ANDRIEU

Le Stade Français difficile vainqueur

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Le Stade Français s'est emparé en solitaire de la 2e place du Top 14, après la défaite de Montpellier à Clermont. Mais lors de cette 20e journée, les Parisiens ont souffert pour arracher la victoire dans les arrêts de jeu face à Oyonnax (29-26). Large défaite du Racing-Métro à Bordeaux-Bègles (25-9), et premier revers à domicile de la saison face à Biarritz (22-20). L'USAP se donne de l'air en battant Brive (12-6).

Un dernier coup de pied de Morne Steyn, et c'était une délivrance. 82 minutes de jeu pour obtenir ces quatre points si précieux, qui replacent le Stade Français en deuxième position du Top 14. Et il a fallu un dernier sursaut pour atteindre ce succès. Alors que la cloche du Stade Français avait sonné, une mêlée était sifflée avec introduction pour Oyonnax. Mais le pack parisien faisait son effort, poussant Ma'afu à la faute. La pénalité sifflée était passée par l'ouvreur des Springboks, alors qu'il en avait raté une à la 76e minute.

Le troisième ligne d'Oyonnax pouvait être malheureux, comme ses coéquipiers, car c'est lui qui avait inscrit l'essai de son équipe à la 63e minute, qui pouvait offrir un nul plein de promesses. Car les promus luttent toujours pour leur maintien dans le Top 14. D'entrée, Sylvère Tian profitait d'une partie de billard dans les 22 mètres  parisiens, un coup de pied contré par Julien Dupuy, renvoyé dans son propre  camp par son coéquipier Gerhard Mostert, pour inscrire le premier essai de la  partie (3e). Puis une montée hasardeuse de Scott Lavalla permettait à Tian de  doubler la mise en bout de ligne et de mener 12-0 sur la pelouse du Stade  Français (9e). Paris avait réagi immédiatement grâce à ses avants. En provoquant deux mauls  après une touche, les avants du Stade Français obligeaient Oyonnax à se mettre  à la faute et Christophe Berdos, l'arbitre de la rencontre sifflait un essai de  pénalité (14). Puis Richard Kingi, demi de mêlée de formation, replacé à  l'arrière après la blessure de Jérôme Porical, sanctionnait la domination  parisienne (14-12, 29e). André redonnait l'avantage à Oyonnax (14-19, 32e), avant que Dupuy ne  profite de la supériorité numérique parisienne, après l'expulsion temporaire de  Denos (35e), pour inscrire un nouvel essai après une mêlée. Paris virait en  tête à la mi-temps (21-19). La seconde période perdait en intensité. Paris croyait avoir fait le plus  dur en se détachant par l'intermédiaire de Kingi (26-19, 51), avant l'essai de Ma'afu. Pierre Rabadan, des tribunes de Jean-Bouin, pouvait souffler sur son compte twitter.

Bordeaux-Bègles s'est montré très  solide face à un Racing-Métro diminué pour obtenir un nouveau succès  d'importance (25-9) autant dans la course à la qualification que pour le  maintien en Top 14. L'UBB s'est appuyée sur la  botte de son buteur Pierre Bernard, auteur de 20 points, et sur une très grosse  défense, imperméable jusqu'au bout malgré une pression énorme des Racingmen  pour arracher un bonus défensif. Les hommes de Labit et Travers, privés d'une dizaine de joueurs  internationaux ou blessés, repartent bredouilles, conséquence logique d'un  premier acte manqué. C'est leur mêlée,  régulièrement en difficulté qui céda la première, concédant deux pénalités  tentées et réussies par Bernard (12e, 39e). Le Racing paya cher une de ses initiatives avec une pression terrible de  Talebula sur Planté qui manqua sa passe à Lapeyre, imprécision parfaitement  exploitée par Domvo qui récupérait le ballon et s'en allait creuser un premier  écart (13-3, 21).

Au retour des vestiaires, la partie s'équilibra avant de tourner pour les  visiteurs, en supériorité numérique pendant vingt minutes consécutives pour un  bénéfice minimum, une nouvelle pénalité de Dambielle (22-9). C'était insuffisant pour viser la remontée d'autant que Bernard sanctionna  un rare temps fort des siens d'une pénalité mettant Bordeaux à l'abri (25-9,  65) malgré un dernier rush terrible mais improductif des joueurs ciel et blanc.

Jamais Grenoble n'avait perdu cette saison à domicile. Et les Isérois ont chuté contre la lanterne rouge, Biarritz, déjà promise à la relégation. Ce quatrième succès des Biarrots (22-20) est leur deuxième à l'extérieur, après celui à Brive en novembre.