Le Stade Français déroule face à Castres

Le Stade Français déroule face à Castres

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Le Stade Français a repris seul provisoirement la tête du Top 14 en s'imposant devant Castres (49-13) vendredi en match avancé de la 16e journée. Dominateurs en mêlée, les Parisiens ont beaucoup avancé et ont su bonifier leurs efforts en prenant des points quand il le fallait. Les Castrais, souvent contraints à la faute et qui ont beaucoup subi, ont complètement pris l'eau en deuxième période. Ils stagnent en bas de classement et la situation risque vraiment de se compliquer pour eux.

Avant deux semaines de coupure européenne qui ne les préoccuperont guère, Parisiens et Tarnais avaient l'ambition de capitaliser pour bien aborder la dernière ligne droite, chacun à son niveau: en haut de tableau pour le Stade Français, au-dessus de la ligne de flottaison pour le CO. 

Seule équipe encore invaincue à domicile cette saison, le Stade Français n'avait pas l'intention de céder, mais il se méfiait tout de même  d'une équipe castraise qui semblait avoir entamé son redressement après une phase aller catastrophique. Depuis, le CO avait totalisé deux victoires alors que le Stade Français restait sur un reverers à Lyon. Il n,'en fallait pas plus pour motiver les Parisiens.

Paris supersonique

Les Parisiens avaient tort de s'inquiéter. Dans un stade Jean-Bouin qui sonnait le creux, ils prenaient immédiatement la direction des opérations, grâce à une mêlée très solide et une défense efficace. Dès la 15e minute, sur une sortie de mêlée, Waisea était à la conclusion d'une passe de Dupuy et inscrivait le premier essai. Jules Plisson en profitait pour transformer en points les fautes au sol castraises et sur une nouvelle mêlée peu avant la mi-temps, c'était cette fois Danty qui passait la ligne. A la pause, le Stade Français menait déjà 23-6, les Castrais n'ayant pu inscrire que deux pénalités par Dumora.

La mêlée du CO au supplice 

Les Parisiens se faisaient piéger sur un des rares ballons récupérés par les Castrais, dès l'entame de la deuxième période avec Grosso à la réception d'une passe au pied, après un arbitrage vidéo. La vidéo d'ailleurs fut souvent utilisée dans cette partie et deux essais furent refusés aux Parisiens après son verdict.

Piqués au vif, les Parisiens reprenaient la direction des opérations. Profitant des répétitions de fautes de leurs adversaires, ils prenaient d'assaut le camp castrais et faisaient gonfler le score, par Sergio Parisse toujours en sortie de mêlée, puis six minutes plus tard à l'heure de jeu, par un essai de pénalité concrétisant la supériorité du pack parisien face à des Castrais mis au supplice (35-13, 60e). Bis repetita, à la 67e minute. Nouvel essai de pénalité (44-13). Les Castrais  carbonisés ne pouvaient plus tenir la distance et les dix dernières minutes étaient très pénibles pour eux. Le dernier essai de Parisse, 3e ligne voltigeur dans les dernières secondes, était en quelque sorte le symbole de ce match dominé par les avants parisiens.     

Christian Grégoire