Jonathan Sexton
Jonathan Sexton renversé par Hugo Bonneval | AFP - Jean-Marie Hervio

Le Racing vainqueur du Stade Français

Publié le , modifié le

Le Racing-Métro a battu le Stade Français 16-12 dans un "choc" parisien bien terne lors de la 10e journée du championnat de Top 14. Le Racing revient ainsi à une longueur de son rival parisien et reste à cinq points de la tête occupée par Toulouse. Quant au Stade Français, il se console avec le point de bonus défensif...

Dans un Stade de France partiellement rempli, les deux équipes avaient pourtant tous les ingrédients pour produire du spectacle de qualité. Les trois premières minutes, animées par un Racing déchaîné, ne furent qu'un feu de paille, avec un premier essai refusé à la vidéo à Marc Andreu, puis un second dans la foulée accordé à Luc Ducalcon (3) après un franchissement décisif de l'ouvreur Jonathan Sexton. La suite n'a été qu'un enchaînement de pénalités accordées, d' approximations dans les transmissions ou autres actes d'indiscipline.

Pas de quoi s'enflammer...

En première période, le demi de mêlée stadiste Julien Dupuy permit d'abord à son équipe de se rapprocher par deux pénalités pour hors-jeu (10) puis derrière une mêlée conquérante (7-6, 21). Sexton redonnait dans la foulée un peu d'air aux siens en se faisant justice après avoir subi un plaquage cathédrale de Bonneval (26). Cela en resta là à la pause et ne bougea guère ensuite.

Certes le Racing dominait un alignement en touche stadiste en souffrance, mais ne capitalisait pas derrière. Le Stade Français, lui, imposait son empreinte en mêlée fermée, mais pour quel résultat ? Sexton passait bien deux pénalités (43, 53) pour porter l'avantage à 16-6, avant que Dupuy (57) puis le Sud-Africain Morné Steyn (70) tout juste entré en jeu, ne répliquent. Avec 4 points de retard à 10 minutes de la fin, les hommes de Gonzalo Quesada tentèrent bien d'enflammer la partie. En vain.

Labit: "Gagner ce match était leur devoir"

"Il fallait que l'on reste sur la dynamique enclenchée avec la  Coupe d'Europe. On se doutait que l'on aurait un match difficile et on avait dit aux joueurs que pour nous, seul le résultat compterait", explique l'un des entraîneurs du Racing Laurent Labit.  "On avait dit que gagner ce match était leur devoir et on est satisfait qu'ils aient rempli  l'objectif. Oui, il n'y a pas eu de spectacle mais on a eu les situations pour se mettre à l'abri qu'on n'a pas su concrétiser. Ca s'est joué à très peu de  choses sur la fin mais je pense que dans l'ensemble on mérite ce résultat"

Gilles Gaillard