Joie Fall-Bobo-Lo Cicero Racing Métro Top14 08 2010
La joie des Racingmen | AFP - Bertrand Langlois

Le Racing a-t-il du ressort ?

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Toujours leader du Top 14 malgré une défaite face à Toulouse lors de la dernière journée (28-23), le Racing-Métro 92 va tenter de renouer avec la victoire face à Bayonne, ce vendredi. Privés de leur capitaine Lionel Nallet, ménagé, les Franciliens auront à coeur de conserver le fauteuil de leader.

La défaite face à Toulouse n'est pas faite pour rassurer les troupes, qui vont en outre devoir composer sans François Steyn et Lionel Nallet, deux éléments clés du Racing. Mais une telle situation devrait permettre à l'équipe francilienne de voir si elle possède les ressources suffisantes, et surtout la dimension d'un futur champion de France... Fort heureusement pour le Racing, l'Aviron a également vu grossir son infirmerie. Bayonne devra se passer des services du  troisième ligne néo-zélandais Dwayne Haare et de l'ouvreur Craig Gower. Le deuxième ligne néo-zélandais Ross  Filipo, le pilier Clément Baïocco et le troisième ligne Guillaume Bernad resteront de côté. Après trois défaites de suite en championnat face à des grosses cylindrées, Bayonne et son capitaine Pepito Elhorga veulent "retrouver l'image d'une équipe combattante qui ne lâchait rien".

Le match s'annonce serré et disputé. D'un côté, le Racing, privé de Juan Martin Hernandez (blessé), doit vite oublier le charme de la Coupe d'Europe. L'implication mentale sera essentielle, notamment en défense. De l'autre, la solide équipe de Bayonne est en quête de point après trois défaites de rang. Un temps en tête du championnat, les Basques ont manqué de réussite face à Toulouse (29-20) et face à Perpignan (25-26) et Biarritz (19-22). Le coach des arrières Ciel et Blanc Simon Mannix craint en particulier les lancements de jeu bayonnais et les jambes basques. Avant les tournées d'Automne, le leader du Top 14 a la possibilité de consolider sa première place. Le jeu risque de passer au second plan. Les hommes de Pierre Berbizier devront marquer leur adversaire en mêlée. La mêlée basque étant capable du pire comme du meilleure. Du côté du Stade Yves Du Manoir, le triptyque conquête-occupation-défense risque encore d'être à la mode. Pour le spectacle, "wait and see"...  

Romain Bonte