Stade Français - Racing-Métro
Jérôme Fillol sous la pression de Julien Brugnaut | AFP - PIERRE ANDRIEU

Le Racing renverse le Stade Français

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Le premier derby parisien joué dans le stade Jean-Bouin a tourné en faveur du Racing-Métro, vainqueur du Stade Français (32-22). Cette victoire des Ciel et Blanc lors de cette 23e journée leur permet de prendre place parmi les qualifiés pour les phases finales. A l'opposé, les joueurs de Gonzalo Quesada se placent en situation délicate pour la fin de la saison. C'est la première défaite des Stadistes cette saison à domicile.

Jamais ce derby parisien n'avait eu autant d'importance. Le retour dans le haut du classement du Stade Français, cette saison, et le difficile démarrage du Racing-Métro, plaçaient la qualification au coeur de cet affrontement. Les deux équipes n'avaient que deux points d'écart. Et les Ciel et Blanc étaient dos au mur, placés hors de la zone des qualifiés avant ce week-end. Avec cet enjeu, les équipes auraient pu ne pas produire de jeu, de peur de perdre. Il n'en a rien été. Les spectateurs du Jean-Bouin ont assisté à un match enlevé, plein de rythme et avec quelques éclats.

Le premier intervient à la 6e minute, sur un beau mouvement du Stade Français dans les 22m adverses. Mais Fall anticipe la passe et compense le sous-nombre de son équipe dans la ligne pour intercepter le ballon et courir sur plus de 80m inscrire le premier essai de la rencontre (7-0). Sept minutes après, les Stadistes sont persuadés d'avoir comblé leur retard, mais la passe de Burban en se retournant pour son ailier Arias, tout seul, est signalée en-avant (14e). Juste avant, Fillol avait percé l'axe de la défense, mais son soutien avait été repris à 15m de l'en-but. Et à la 18e minute, c'est Vuidravuwaku qui posait son pied sur la ligne de touche après avoir été poussé (18e). 

Doublé pour Vuidravuwaku​

Et après cette cohorte d'actions favorables mais pas récompensées (hormis une pénalité de Steyn à la 25e), le Stade Français était puni par une action construite des Racingmen, conclue de belle manière par le deuxième ligne Kruger (28e, 12-3). Un échange de coups de pied de Sexton (deux fois) et Steyn (sur un drop) et la pause intervenait sur le score de (18-6) pour le Racing-Métro. Au retour des vestiaires, les hommes de Gonzalo Quesada pensaient bien que la roue allait tourner en leur faveur. Sur le coup d'envoi, Machenaud était à la tombée du ballon, mais son dégagement au pied était contré par Vuidravuwaku qui aplatissait le premier essai de son équipe, lui redonnant de l'espoir (41e, 18-11). Et Steyn ramenait les siens à quatre longueurs sur une nouvelle pénalité (47e, 18-14). Mais ces quatre points, jamais les locaux ne parviendront à les combler.

A la 50e minute, le Stade Français perdait son N.8, Macome, évacué sur civière, obligeant Papé à passer en 3e ligne. L'entrée en jeu de Philipps à la mêlée du Racing redonnait de l'allant au collectif, et la différence se faisait en toute fin de rencontre. C'est d'abord Battut qui inscrivait un essai pour le Racing (66e, 26-17), avant que Vuidravuwaku ne réalise un numéro de funambule sur son aile pour dépasser Hernandez avant de profiter d'une mauvaise défense de Sexton pour s'offrir un doublé personnel (71e, 26-22).  Sexton redonnait de l'air aux siens avec une nouvelle pénalité (75e, 29-22), et en passait une dernière, à la sirène, après un hors-jeu par un Parisien.

Le Racing-Métro fait donc une énorme opération en infligeant sa première défaite à domicile au Stade Français, en lui passant devant pour prendre place parmi les qualifiés, et sans lui laisser le bonus défensif. Pour le Stade Français, ce week-end pourrait bien se conclure par sa sortie du Top 6.