Grenoble Racing
Les Grenoblois n'ont pas fait de cadeaux aux Racingmen. | PHOTOPQR/LE PARISIEN

Le Racing n'y arrive pas, l'UBB respire

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Le Racing-Métro a complètement raté son match contre Grenoble en s'inclinant sur le fil (20-22), samedi à Yves-du-Manoir lors de la 9e journée de Top 14, un mauvais présage avant le début de la Coupe d'Europe. Bordeaux-Bègles, en proposant un volume de jeu impressionnant, a pour sa part corrigé Bayonne (34-6).

Le Racing grimace

Toujours à la recherche d'un match-référence pour son effectif constellé, le Racing décroche du wagon de tête avec 22 points. Une position inconfortable alors que se profile la venue de Clermont dimanche prochain à Colombes pour les premiers pas sur la scène continentale cette saison des Ciel et Blanc. Il faudra aux entraîneurs Laurent Labit et Laurent Travers déployer un optimisme forcené pour trouver des points positifs à cette rencontre soporifique et brouillonne, raflée à la dernière minute par le FCG. Plus frustrant, les promesses de la prestation solide rendue à Castres samedi dernier (défaite 19-15) n'ont pas été concrétisées. Les Ciel et Blanc n'ont jamais su se mettre à l'abri face à une équipe de Grenoble valeureuse bien que trop indisciplinée.

Naviguant à un point durant les dix dernières minutes, les Isérois ont ainsi provoqué des sacrées sueurs froides au public d'Yves-du-Manoir avant d'arracher la victoire sur une pénalité de Valentin Courrent obtenue grâce à une mêlée conquérante. Les fautes au sol ont entaché la partie et permis aux buteurs d'alimenter le score - Jonathan Sexton a inscrit 15 points pour le Racing, James Hart 11 au pied, Valentin Courrent 6 pour le FCG. A 9-9 à la pause, la partie sombrait quelque peu dans l'ennui.

Il fallait attendre la seconde période pour voir un essai de chaque côté, Grenoble ouvrant le bal sur un ballon de récupération et un en-avant sur l'aile de Jacques  Cronje exploité par Hart (46). Andreu répliquait également sur un ballon de récupération, aplatissant un coup de pied à suivre de Sexton (68e). A ce stade, les Racingmen avaient pris les commandes, sans les tenir fermement (20-16), à l'image des erreurs de transmission et de la pauvreté de l'animation offensive. Ainsi, Valentin Courrent, tout juste entré en jeu à la place de Hart (71e), permettait aux siens de revenir quasiment à hauteur. Puis dans un final euphorique donnait la victoire de 40 m face aux poteaux (79e), permettant à Fabrice Landreau, le directeur sportif de Grenoble, d'exulter en tribunes: "On l'a fait, c'est pas possible !"

Bordeaux-Bègle fait une bonne opération

On a retrouvé l'UBB, si flamboyante en fin de saison dernière. Certes, elle n'a marqué que trois essais mais elle a une nouvelle fois séduit son public, et récupère une 10e place au classement plus conforme à la qualité de son jeu. Toujours avant-dernier, l'Aviron, lui, n'a fait illusion qu'une vingtaine de minutes, le temps de mener 6-3, avant de sombrer sous les offensives locales. L'avenir pourrait être tendu aussi chez le voisin biarrot.  Les Girondins, qui retrouvaient Adams et pour la première fois de la saison  leur ligne d'attaque fétiche, ont proposé un jeu spectaculaire, avec une multitude de franchissements pas toujours optimisés mais la vitesse et leur volonté de rester debout a constamment donné le tournis aux Basques.

Montpellier est toujours là !

Dans les autres matches, Brive a, pour sa part, survolé sa rencontre face à une équipe de Castres certes remaniée mais totalement dépassée (34-0). Invaincus à domicile, les Corréziens prennent de l'air sur le bas du classement avec cette belle victoire bonifiée, ponctuée de quatre essais. La situation comptable des champions de France en titre est plus délicate: avec 20 points, ils occupent la 11e place seulement. De son côté, Montpellier s'est aussi hissé en tête au terme d'un match débridé contre le promu Oyonnax. Mission accomplie avec six essais pour les hommes de Fabien Galthié avant de se rendre le coeur léger à Trévise samedi prochain.

AFP