Le Racing Métro laisse Clermont à quai

Publié le , modifié le

Auteur·e : Julien Lamotte
Labode Racing Tuicuvu Clermont
Labode (Racing) pousse Tuicuvu (Clermont) | ANNE-CHRISTINE POUJOULAT / AFP

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A égalité de points avec Clermont au coup d'envoi de ce match de la 13e journée du Top 14, le Racing Métro a déposé son concurrent du soir grâce à une victoire probante (27-19). Auteurs de 3 essais, les Ciel et Blanc ont fait prévaloir leur talent offensif au détriment de l'opiniâtreté auvergnate.

Le Racing possède quelques joyaux en son sein et, quand ces derniers se décident à montrer leur éclat, c'est tout le Top 14 qui s'en trouve ébloui. Portés par Thomas, Vakatawa ou encore Iribaren, les hommes de Laurent Travers ont rappelé qu'il faudrait compter avec eux tandis que Clermont confirme, à ses dépens, qu'il reste pour le moment encore trop friable loin de ses volcans. 

Les Franciliens mettent rapidement le feu à la pelouse synthétique de l'Arena. D'abord par la force, Tameifuna aplatissant en force après un travail de sape de tout le pack, puis les Ciel et Blanc libèrent les chevaux : Vakatawa perce plein champs et sert Thomas. Sur un pas, et arrêté, l'ailier tricolore réussit l'exploit de déposer Raka pour inscrire le 2e essai du Racing (17-3, 28e). Et confirmation, si besoin est, que Teddy Thomas fait partie de ces joueurs rares, capables sur un geste de faire chavirer un stade et les cœurs.

Peut-être grisés par leur réussite insolente, les Racingmen relâchent un peu l'étreinte et Clermont, sans rien proposer de flamboyant pour autant, recolle peu à peu au score grâce à la botte de l'impavide Laidlaw (17-12 à la pause). Sentant le souffle auvergnat sur leur nuque, les partenaires de Camille Chat en remettent une couche dès le retour des vestiaires, Iribaren s'échappant au ras, tapant à suivre pour lui-même et concluant ce numéro de funambule en terre promise (24-12, 48e). 

Iribaren tient la barre 

Mais les Jaunards refusent de baisser pavillon. Encore une fois, ils profitent de l'indiscipline locale et rognent leur débours à coups de pénalité. Puis Damian Penaud, laissé au repos forcé lors de la 12e journée pour lui rappeler l'exigence que l'on attend de lui, signifie qu'il a bien compris le message en cassant un placage pour marquer et répondre à son alter ego Teddy Thomas (24-19, 55e). 

Décidément indécis et plaisant, ce match entre deux équipes bien décidées à jouer le jeu à fond penche de nouveau du côté du Racing quand Iribaren, auteur d'un sans-faute au pied, passe une nouvelle pénalité qui met les siens hors de portée d'un essai transformé (27-19, 61e). Curieusement, le tableau d'affichage n'allait plus changer dans la dernière demi-heure, le Racing parvenant à juguler les assauts adverses. La marque, aussi, d'une grande équipe.