Montpellier, Racing
. | SYLVAIN THOMAS / AFP

Le Racing fait sauter le barrage héraultais

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Dans un match décisif pour l'accession aux barrages en fin de saison, le Racing-Metro, 6e est allé s'imposer sur Montpellier, 5e, au stade Yves-du-Manoir, à l'occasion de la 21e journée de Top 14 (15-17). Les Racingmen doublent leurs adversaires du jour au classement et commencent à sentir l'odeur du Printemps. La rencontre a également été marquée par la grave blessure de l'arbitre M. Raynal.

A égalité au classement général (54 points chacun), Montpelliérains et Franciliens ont respecté la parité ce vendredi soir à Yves-du-Manoir. Dominateur en première mi-temps, au point de rejoindre les vestiaires avec 14 points d'avance (3-17), le Racing-Metro a vu les locaux revenir au tableau d'affichage dans le second acte, mais est finalement parvenu à préserver l'essentiel (15-17). Premiers du Top 14 sur la phase retour, les troupes de Gonzalo Quesada ont confirmé leur forme étincelante. Dans l'Hérault, les Ciel et Blanc ont enchaîné une 8e victoire consécutive en championnat, la 6e sur 11 sorties à l'extérieur cette saison. Même la terrible blessure de l'arbitre M. Raynal, victime d'une fracture tibia péroné à l'heure de jeu n'a pas coupé les jambes aux visiteurs. 

Le Racing imite Toulon

Seulement vaincu par Toulon à domicile cette saison, le MHR est bien rentré dans cette rencontre au sommet. Dès la 4e minute, Benoît Paillaugue, titularisé à l'ouverture pour suppléer François Trinh-Duc sélectionné avec les Bleus, a gâché un surnombre. Hernandez a intercepté la passe à l'aile de l'habituel demi de mêlée mais n'a pas eu les cannes pour filer dans l'en-but adverse. Un avertissement que les hommes de Fabien Galthié n'ont pas pris au sérieux. Trop indiscipliné, le MHR n'a dû qu'à la maladresse des buteurs adverses de ne pas se voir décroché. Barkley a manqué deux fois la mire (7e, 11e), imité par son partenaire Descons (34e).

S'ils n'ont pas été en réussite dans les tirs au but, les Franciliens ont trouvé la faille à la main. Matadigo a fait très mal à ses anciens coéquipiers. D'abord en venant à hauteur de Le Roux, suite à une percussion de Chavancy, pour filer dans l'en-but (0-7, 19e). Puis en raffutant Bias pour servir Chavancy d'une belle passe lobée (3-17, 38e). Trop maladroit, Montpellier n'a pas réussi à conserver le ballon suffisamment longtemps pour déstabiliser le bloc adverse. Seule une énorme séquence de 4 minutes sur la sirène a laissé penser à un réveil des locaux.

La revanche du match aller

Vainqueur difficile de Bordeaux-Bègles (15-12) lors de leur dernière sortie à domcile, les Héraultais sont revenus avec d'autres intentions des vestiaires. Et Paillaugue ne s'est pas privé pour capitaliser sur la domination de son équipe. Le Rochelais de 25 ans n'a tremblé qu'une seule fois face aux perches (59e), transformant quatre pénalités (44e, 55e, 61e, 71e). Les coéquipiers d'un Fulgence Ouedraogo de retour ont eu beau pousser pour forcer la décision, les Racingmen ont plié sans rompre. Eux qui avaient courbé l'échine au match aller à Colombes (12-16), ils prennent une éclatante revanche. Une revanche que M. Raynal n'aura pu arbitrer jusqu'à son terme. A la 57e minute du match, l'arbitre de la rencontre n'a pu éviter les gros du Racing. Fauché par l'un d'entre eux, il voyait sa jambe se disloquer et a dû être remplacé.

Sur la phase retour, Montpellier mène un rythme d'escargot. Les Héraultais comptent 4 victoires pour autant de défaites. Déjà vaincus par Castres, concurrent direct dans la course aux barrages la semaine dernière, le MHR enchaîne une deuxième contre-performance face à un club avec lequel il doit combattre. Le club finaliste 2011 doit se contenter du point de bonus défensif. Et voit Perpignan, qui reçoit Grenoble ce samedi, revenir à 3 points. S'ils gagnent, les Catalans, 7e, éjecteraient les Montpelliérains de la zone des barragistes. 

Jerome Carrere