Racing-Metro, Ducalcon
Le Racingmen Luc Ducalcon charge | REMY GABALDA / AFP

Le Racing et Castres à couteaux tirés

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La 26e et dernière journée de Top 14 offre un affrontement majeur entre le Racing-Metro, 5e, et Castres, 4e. En jeu, la réception du barrage d'accession aux demi-finales, mais également l'opposition entre l'actuel et le futur club des deux entraîneurs tarnais Laurent Labit et Travers. Sixième, Montpellier reste à l'affût. Ailleurs, les positions devraient rester figées.

Dans un Top 14 au suspense éculé, on ne pouvait rêver mieux. Pour sa dernière parade en saison régulière, le championnat réserve une opposition majeure aux enjeux multiples entre le Racing-Métro et Castres. Quatrième, les tarnais n'ont besoin que d'une unité à Colombes pour verrouiller leur position et s'offrir un barrage d'accession aux demi-finales à Pierre-Antoine, comme il y a deux ans (l'an dernier, ils avaient délocalisé leur barrage à Toulouse, ndlr). Premiers poursuivants du CO, les Franciliens doivent quant à eux prendre le point de bonus offensif ou gagner de plus de 21 points, sans laisser leurs adversaires prendre le bonus défensif, pour les dépasser. "Ce serait une erreur de penser au bonus offensif avant de penser à gagner, affirme néanmoins Gonzalo Quesada dans les colonnes de Midi Olympique. Nous devons retrouver le rugby qui était le nôtre en début de saison. En jouant petit bras, nous ne pourrons pas aller bien loin", assène le technicien Ciel et Blanc.

Sous le signe de Laurent Labit et Travers

Auteur d'une folle série de neuf succès consécutifs entre la 14e et la 23e journée, suite à une débâcle à… Castres (31-10), le Racing-Metro est depuis revenu sur terre. Battus par le Stade Toulousain sur le gong à Yves-du-Manoir il y a un peu plus d'un mois, les Racingmen sont tombés face au Stade Français dans le derby francilien le week-end dernier. Côté tarnais, la situation n'est pas plus reluisante. Si le CO n'a plus perdu depuis 4 matches, il a peiné contre Agen (victoire 20-9) puis Bordeaux-Bègles (23-23) à domicile. Plus que l'aspect sportif, cet affrontement cristallise des tensions entre les deux clubs. Depuis novembre, il est acquis que Laurent Labit et Laurent Travers, duo d'entraîneur castrais, présideront la saison prochaine aux destinées du club francilien. "Il y a deux staffs, chacun défend ses couleurs et on ne va pas se faire de cadeaux, assure Labit. Les deux  équipes sont d'ores et déjà qualifiées. Du coup, ça  évite toute forme de suspicion autour de ce match, ça évite toutes les bêtises qu'on a parfois pu entendre."

Opposés pour ce dernier match de saison régulière, les deux équipes pourraient se retrouver en barrages. Une perspective qui n'angoisse pas Laurent Labit, bien déterminé à barrer la route du titre à son futur employeur. "Il vaut mieux arriver dans un club avec du boulot à faire… C'est pour ça que nous préférerions terminer devant le Racing à la fin de la compétition cette saison", tranche celui qui a mené Castres aux barrages à trois reprises et en demi-finale l'an passé. Chance ou pas pour les deux entraîneurs, le Racing-Metro reste à la merci de Montpellier. En cas de défaite face au CO, les hommes de Quesada pourraient voir l'escouade de Fabien Galthié, opposée à Perpignan, leur souffler la 5e place. Hôte de Grenoble, le Stade Toulousain est lui certain de recevoir son barrage. Septième, l'USAP n'a plus qu'à prier pour que le Leinster prenne la mesure du Stade Français en finale du Challenge Européen. Grâce à la finale de H-Cup franco-française, cela leur offrirait un billet pour l'Europe la saison prochaine. De quoi revoir leurs ambitions à la hausse.

Montpellier chasse le Racing, Clermont un record

Dans les hautes sphères du Top 14, Clermont semble avoir pris un avantage définitif sur Toulon. A Marcel-Michelin, les Auvergnats ont l'opportunité de battre le record d'invincibilité toutes compétitions confondues à domicile en glanant un 60e succès consécutif face à Bordeaux-Bègles. Par la même, les Jaunards s'assureraient le droit de choisir la date de leur demi-finale (vendredi soir, ou samedi après-midi) et affronteraient un adversaire a priori plus abordable. Une victoire nécessaire d'autant que Toulon accueille des Agenais relégués et démobilisés.

Jerome Carrere