Abendanon Clermont Racing
Abendanon pris en tenaille par la défense du Racing | PHILIPPE HUGUEN / AFP

Le Racing absorbe Clermont

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Après une semaine marquée par la fusion avortée avec le Stade Français, le Racing Metro 92 a réagi en dominant Clermont au Stade Pierre-Mauroy de Lille (27-24). Même s'ils se sont fait très peur en fin de match, les Franciliens conservent une chance de qualification pour les phases finales.

L'idée de délocaliser ce match à Lille a sans doute permis aux Racingmen de changer d'air. Car ce dernier devenait franchement irrespirable depuis l'affaire de la fusion manquée et qui a fait couler tant d'encre. Étonnamment sereins malgré le battage médiatique qui les a accompagnés toute la semaine, les Ciel et Blanc ont su trouver les ressources mentales pour s'offrir le dauphin du championnat. Certes, Clermont s'est présenté avec une équipe largement remaniée en vue du quart de finale de Coupe d'Europe à jouer face à Toulon la semaine prochaine, mais le sursaut d'orgueil des Franciliens force le respect. 

Sans ses internationnaux Vahaamahina, Nakaitaci, Lamerat et Lopez, les Auvergnats ont pourtant bien réagi, dominant assez nettement la seconde période, mais ils partaient de trop loin pour refaire leur retard. Dès la première minute, l'ASM encaissait déjà un premier essai signé Nakawara qui profitait d'une pénalité vite jouée par Szarzewski pour marquer en force (7-0, 1e). Carter ayant retrouvé sa précision légendaire au pied et son compatriote Chris Masoe ajoutant un second essai (20-0, 31e), l'affaire semblait vite entendue. D'autant que Clermont montrait des signes manifestes de fébrilité, à l'image de ce carton jaune reçu par Stanley (19e).

Stanley plombe Clermont

Le trois-quart centre clermontois allait lourdement pénaliser les siens en écopant d'un second avertissement, synonyme de rouge, à l'heure de jeu pour un placage à retardement sur Brice Dulin. Dans la foulée, l'équipe réduite à 14 encaissait immédiatement un essai de Juan Imhoff  qui réduisait leurs efforts à néant. Leur bonne reprise, et la réduction du score par Jedresiak (47e), volait ainsi en état et le Racing n'avait plus qu'à gérer leur avance, même s'ils se faisaient une grosse  frayeur en concédant un essai de pénalité à la 70e minute puis un autre signé Raka qui crochetait la défense du Racing pour faire souffler un vent de panique (27-24, 75e). Au courage, ils parvenaient tout de même à sécuriser la victoire mais il était dit que rien ne serait facile pour le Racing cette saison... 

Julien Lamotte