Laurent Labit, l'un des coachs du Racing-Métro
Laurent Labit, l'un des coachs du Racing-Métro | AFP PHOTO / JEAN-SEBASTIEN EVRARD

Le mea culpa de Laurent Labit

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L'entraîneur du Racing 92 Laurent Labit a "présenté ses excuses" lundi pour s'être emporté samedi après la défaite de son équipe à Montpellier (54-3). Le co-entraîneur du club champion de France avait déclaré que le président du MHR Mohed Altrad avait "acheté la Fédération".

"Ma réaction dans la foulée de la lourde défaite de mon club, le Racing 92, à Montpellier était excessive", a réagi l'entraîneur des arrières dans un communiqué publié sur le site internet du club. "Je tiens à revenir sur les propos que j'ai tenus sous le coup de la déception et du désarroi devant l'incapacité de mon équipe à hausser son niveau de jeu à une hauteur suffisante pour rivaliser avec les meilleurs", a ajouté Labit.

Altrad surpris et peiné

Samedi, l'entraîneur francilien avait lâché: "On sait tout ce que le président de Montpellier a entrepris. Il a acheté la Fédération, le maillot en particulier, et une partie de la presse. Il a acheté 30.000 Midi-Olympique le jour où son nom était pour la première fois sur le maillot." M. Altrad avait réagi dans la soirée, se disant "surpris et peiné" par les propos de Labit. Pour la première fois de son histoire, à l'occasion du dernier Tournoi des six nations, l'équipe de France a porté un sponsor sur son maillot, au nom d'Altrad, propriétaire de l'entreprise éponyme et du club héraultais depuis avril 2011.

"Le contexte tendu, la fin de saison qui approche sans que notre qualification ne soit acquise, les difficultés que nous traversons depuis quelques mois, les banderoles hostiles et les insultes à l'Altrad Stadium, la défaite sans appel contre une grande équipe montpelliéraine... tout cela a concouru à me faire perdre mon sang-froid", a expliqué Labit. Le Montpellier Hérault Rugby s'était opposé le 17 mars au report de ce match, décidé par le président de la Ligue nationale de rugby (LNR) Paul Goze en raison des réticences soulevées par le projet de fusion, abandonné le surlendemain, du club des Hauts-de-Seine avec son rival du Stade Français. Samedi, plusieurs banderoles affichées dans le stade pendant le match dénonçaient encore ce report, dont une mentionnant: "Equité sportive = Goze démission".

AFP