Top 14 Montpellier Bordeaux-Bègles
Le joueur de Montpellier Paul Willemse face à Julien Rey (Bègles-Bordeaux) | AFP - Mehdi Fedouach

Le joli coup de Montpellier à Bordeaux-Bègles

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Montpellier, au prix d'un joli réalisme, a décroché une première victoire précieuse à l'extérieur sur le terrain de Bordeaux-Bègles (24-22), mal récompensé de ses efforts, dimanche, à l'occasion de la 3e journée du Top 14.

Les hommes de Jack White, méconnaissables le week-end dernier à Pau, ont montré un tout autre visage, en étant plus accrocheurs, plus présents dans les rucks, ce qui a fait la différence, avec leur opportunisme. Ils ont aussi profité de la malchance, ou de la maladresse, des Girondins, qui ont raté trois pénalités alors qu'ils malmenaient leurs adversaires dans les douze dernières minutes, dont une de Bernard sur le poteau.

L'épilogue est douloureux pour les hommes de Raphaël Ibanez, qui évoluaient  sans leur arme fatale Connor, mâchoire fracturée, car ils se sont montrés  pendant une heure supérieurs en conquête, capitalisant au début grâce à leur mêlée, puis en obtenant un essai de pénalité lorsqu'ils ont été menés (13-13, 27e). Les Héraultais ont eux profité de cinq minutes compliquées dans les rangs girondins pour récupérer deux pénalités pour ballons gardés au sol, converties par Paillaugue, puis en allant marquer un essai en première main né après une mêlée, avec Nagusa à la passe décisive et O'Connor à la conclusion (6-13, 18e).

Du réalisme, accentué par un essai en contre de Nagusa à la sirène, à la  suite d'un ballon pourtant arraché par Le Bourhis mais à la passe hasardeuse,  sauf pour le filou Paillaugue (16-18, 40e). Après la pause, le jeu a été plus accroché, les buteurs Bernard et  Paillaugue se répondant au gré des fautes jusqu'à ce temps fort local (carton  jaune pour Battut, 58) qui n'a débouché que sur trois points de Bernard malgré  une pénaltouche et deux mêlées à cinq mètres.

Réactions

Antoine Battut (3e ligne de Montpellier):  "On a réagi en essayant de proposer du jeu. Lors de la première heure de jeu,  on a mis en place des systèmes de jeu travaillés à l'entraînement, le plus bel  exemple, c'est cet essai (de O'Connor) refusé en première main. Après, il y a  eu d'autres belles choses, dans l'intensité, qui ont fait que l'on a pu gagner  aujourd'hui (dimanche) à Bordeaux. Dans les matches comme ça, il y a forcément  du bon pour la suite. C'est toujours satisfaisant, ça fait du bien au moral et ça encourage à travailler plus quand ça paie le week-end. Cela aurait été  rageant de perdre car on mérite cette victoire, il n'y a pas grand-chose à  redire là-dessus. Bordeaux reste au score sur les 20 dernières minutes mais je  ne sais pas finalement s'ils ont proposé bien plus que nous sur cette deuxième mi-temps."

Jean-Marcellin Buttin (arrière de Bordeaux-Bègles): "Il ne nous manque pas  grand-chose, on fait beaucoup trop d'erreurs à la main, avec des en-avant, pour  pouvoir mettre la main sur ce match et essayer de les distancer. Après, sur deux erreurs individuelles, on leur donne deux essais qui coûtent cher, et  c'est compliqué de courir après eux alors qu'on a la sensation d'être bien dans le match et de ne pas avoir été vraiment mis en danger. On a pas mal d'occasions en deuxième mi-temps de revenir au score, qui ne passent pas loin, avec un poteau et un drop juste en dessous. On n'a pas la sensation qu'ils ont  produit beaucoup de jeu, on n'a pas été transpercé de partout, on n'a pas eu à  défendre notre ligne à cinq mètres. C'est frustrant, c'est un match de rugby  qui se joue sur pas grand-chose."