Racing Chavancy 102015
Henry Chavancy (Racing-Métro) s'enfonce dans le camp parisien | THOMAS SAMSON / AFP

Le derby francilien pour le Racing

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Le Racing 92 a pris la mesure de son rival régional le Stade français 27-18 en ouverture de la 6e journée du Top 14. Les Racingmen ont été bien plus solides et réalistes que les Parisiens. Mis sur orbite par l'essai de Chat (3e), ils ont parfaitement géré leurs temps forts et leurs temps faibles. Malgré un essai à la sirène, le champion de France en titre a lui raté le bonus défensif en ne passant pas la transformation. Grâce à cette victoire, la 5e en 6 journées, les joueurs des Hauts-de-Seine prennent provisoirement la 2e place du classement avec 20 points, derrière Clermont (22). Le Stade Français, lui, reste à la 10e place.

A chaque saison sa règle. Le champion de France restait sur trois succès  sur son rival régional, dont une démonstration en barrages (38-15), mais vit  mal ce début d'exercice 2015-2016 compliqué par la Coupe du monde. Sans leur capitaine habituel Parisse, ni Papé et Slimani, laissés au repos,  les Stadistes ont de nouveau affiché leurs limites, notamment avec de nombreux  en-avants. Les Racingmen, pourtant bien plus pénalisés par les absences (Ducalcon,  Castrogiovanni, Szarzewski, Ben Arous, Dumoulin, Le Roux, Tales, Nyanga, Dulin  ou Carter), ont eux enchaîné une troisième victoire de suite.

Juste après le coup d'envoi, marqué par une minute de silence pour les  victimes de la catastrophe routière en Gironde, le Racing marquait d'entrée un  essai sur un bon travail de Rokocoko: l'ailier, servi par Laulala, a fait son  trou sur l'aile avant de crocheter vers l'intérieur et de trouver Chavancy. Le  talonneur Camille Chat, 19 ans seulement, était à la conclusion (7-0, 3e). Le Stade Français revenait à égalité (10-10) à la 26e minute par un essai  de Sekou Macalou, qui a arraché le ballon à son partenaire Julien Tomas, mis en  difficulté, pour aplatir.

Les Parisiens sauvaient les meubles car le Racing, en ayant dominé la  première période, n'atteignait la pause qu'avec un maigre avantage (13-10),  faute de n'avoir pas plus concrétisé. Mais les Ciel et Blanc allaient creuser un écart conséquent grâce à trois  pénalités (48, 55, 64) avant un essai d'Andreu en coin, servi au pied par  Chavancy (27-13, 68). L'expulsion de Flanquart à la 78e, puis l'essai en toute  fin de match de Daguin (27-18, 80), sont anecdotiques: le champion de France  bafouille toujours son jeu, et le Racing, sans être brillant, a logiquement  confirmé l'inversion de tendance par rapport à la saison dernière.

AFP