Matt Giteau RC Toulon
Matt Giteau (RC Toulon) | FRANCK PENNANT / AFP

Le carton de Toulon, la frayeur de Montpellier

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La 2e journée du Top 14 a été notamment marquée par le festival offensif du RC Toulon aux dépens de La Rochelle (60-19) et par la victoire in extremis de Montpellier face à Grenoble (20-17). A noter aussi la défaite du Racing à Bordeaux-Bègles (30-21) et le large succès de Bayonne face à Oyonnax (38-12). En match décalé, le Stade Français a enchaîné une deuxième victoire, cette fois contre Lyon (23-20), mais toujours sans convaincre.

Malgré le vent, il faisait bon être à Mayol ce samedi après-midi. Le RCT s'est régalé à domicile face au promu La Rochelle encore trop tendre face au champion de France et d'Europe en titre. Neuf essais par Bruni (13), D. Smith (31, 46), Bastareaud (35),  Giteau (40), Mitchell (42), D. Armitage (52), Masoe (79) et O'Connor (80+1) et une large victoire au final. En face les Rochelais ont tenté de limiter la casse, sans succès.

Montpellier sauvé des eaux

Montpellier, candidat au titre, est passé proche de la correctionnelle et d'une deuxième défaite de rang à domicile face à Grenoble, seulement battu (20-17) en toute fin de match. Les Héraultais peinent décidément en début de saison ! Défaits par le Racing-Métro en ouverture, ils étaient menés à moins de cinq minutes de la fin avant qu'un essai de Tulou (75) les fassent revenir à hauteur du FCG,  finalement battu par une pénalité de Pélissié (80). Le point de bonus défensif décroché, le deuxième de rang, constitue pour  les Isérois une maigre consolation.

De son côté, Bordeaux-Bègles a réussi ses retrouvailles  avec Chaban-Delmas, en disposant du Racing (31-21), qui a longtemps résisté mais a laissé échapper le bonus défensif en fin de match. Bayonne s'est également ressaisi après sa défaite inaugurale à domicile  contre Toulon. Martyrisé en mêlée par le RCT, l'Aviron s'est refait une santé dans ce secteur et a fait exploser Oyonnax (38-12) en inscrivant quatre essais inscrits en moins de 35 minutes pour décrocher un succès bonifié.

Enfin, dans le match décalé de la soirée, le Stade Français a enchaîné par une  deuxième victoire de suite mais sans convaincre après avoir pourtant réalisé un  début de match tonitruant, samedi à domicile contre Lyon (23-20). Les Parisiens, qui avaient quitté Jean-Bouin sur deux défaites cruciales  lors du dernier exercice (contre le Racing-Métro en Championnat et les Wasps en  barrage de Coupe d'Europe), ont donc confirmé leur victoire inaugurale contre  Castres à Béziers (25-22) et demeurent invaincus.

Mais ils n'ont pas vraiment convaincu, la faute notamment à une seconde  période brouillonne, alors qu'ils avaient pourtant réalisé un début de match  tonitruant qui pouvait laisser augurer un plus large succès. Après un essai en coin accordé après arbitrage vidéo à Digby Ioane, décalé  par Djibril Camara après une percée de Jonathan Danty (11), Jérémy Sinzelle a  ainsi rapidement doublé la mise à la suite d'une percée de Ioane (21). Mais la machine parisienne s'est enrayée peu avant la demi-heure de jeu. La  faute notamment à un promu lyonnais qui a commencé à jouer et a été récompensé  par un essai d'Enrico Januarie après un pilonnage de la ligne d'en-but  parisienne (26).

Le LOU encore un peu tendre

La faute, surtout, à une conquête défaillante, particulièrement en touche,  au cours d'une seconde période dominée par le LOU, mené 20 à 8 à la pause. Le Stade Français, sur le reculoir et indiscipliné, n'a ainsi inscrit que  trois points après le repos, grâce à une pénalité de Plisson (55), qui en a  raté deux autres en fin de match. L'ouvreur international aurait ainsi pu donner davantage d'air aux siens,  sous les menaces des Lyonnais après un essai collectif (59) puis celui marqué  par Ratuvou (72). Mais ceux-ci repartent battus, comme de Bordeaux-Bègles samedi dernier  (9-18), même s'ils glanent leur premier point. 

Plus tôt dans la journée, Clermont s'était imposé à Brive (6-21) et rejoint le Stade Toulousain, victorieux de Castres vendredi (35-6) en tête du classement.

AFP