Laurent Travers
L'entraîneur du Racing-Metro Bertrand Langlois | AFP - BERTRAND LANGLOIS

Laurent Travers (Racing 92): "Quand on gagne, la confiance s'installe"

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L'entraîneur des avants du Racing-Métro Laurent Travers a prévenu mercredi tout excès d'euphorie avant d'affronter La Rochelle samedi lors de la deuxième journée du Top 14. Il estime néanmoins que la victoire à Toulon allait permettre à son équiper de gagner en sérénité.

Avez-vous peur d'un relâchement après votre victoire à Toulon (27-22)  conjuguée à la lourde défaite de votre adversaire, La Rochelle, contre Clermont  (44-6) ?

Laurent Travers: "Peur non mais il nous faut maintenir un certain degré de vigilance. Il  ne faut pas penser que parce qu'on a réussi un résultat à l'extérieur, on est les plus beaux et les meilleurs. Ensuite, on sait très bien que La Rochelle  aura à coeur de réagir. Donc si c'est pour faire un départ de cheval et une  arrivée d'âne, ça ne sert pas à grand-chose. Il reste 25 rencontres derrière  pour se qualifier. Quand on gagne, la confiance s'installe mais on n'est pas  dupe non plus, on sait très bien que Toulon pourrait nous rendre la monnaie de  la pièce sur le match retour. Restons lucide et concentré." 
   
Qu'avez-vous aimé dans votre victoire contre Toulon ?

L.T. : "Ce qui nous a plu c'est l'état d'esprit. On a joué 20 minutes à 14  contre 15 mais l'équipe est restée très solidaire, n'a pas craqué. On a eu  aussi une bonne assise défensive qui a permis de mettre Toulon sur le reculoir.  Il y a eu des choses positives, d'autre moins, sur la conquête et la  conservation. Mais on sentait que notre équipe serait prête. Dans notre emploi  du temps, on avait prévu de vite faire ce qu'il faut pour être prêt  physiquement. Les joueurs ont énormément donné dans ce secteur. Ils ont adhéré.  Maintenant, on fera le point au bout des quatre matches (les 4 premières  journées, ndlr), puisque après on aura cinq semaines de coupure (en raison de  la Coupe du monde). On a fait une réunion en interne, on s'est fixé des  objectifs sur ce bloc mais ça ne regarde que l'équipe."
   
Votre demi de mêlée Maxime Machenaud a-t-il digéré la déception de ne  pas être retenu pour la Coupe du monde ?

L.T. : "Bien sûr qu'il a du mal à l'accepter et je le comprends. Quand je vois  sa performance sur la fin de la saison dernière... Max, au lieu de baisser la  tête et de râler, a fait l'inverse et a travaillé encore plus pour montrer à  tout le monde que les sélectionneurs avaient eu tort. Il a une réaction plus  que positive et quand je vois ce qu'il amène au Racing, on est très heureux  qu'il n'ait pas été appelé. C'est notre capitaine et c'est un joueur qui a  vraiment pris de l'épaisseur. C'est un gros leader et un gros compétiteur."

AFP