Bernard Laporte
Bernard Laporte | AFP - Eric Piermont

Laporte: "On avait besoin de se retrouver entre nous"

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Après la finale de Challenge européen perdue contre Biarritz la semaine dernière, le manager de Toulon, Bernard Laporte, a décrété le huis clos toute la semaine pour remobiliser son groupe qui "en avait besoin" avant son barrage de Top 14 face au Racing-Métro, samedi.

Vous avez décrété le huis clos toute la semaine. S'imposait-il vraiment?
Bernard Laporte: "On en avait besoin. Les joueurs vivent leur cinquantième semaine de la saison (ils avaient repris l'entraînement le 13 juin 2011, ndlr). On sent une fatigue autant physique que psychique. C'était bien de se retrouver entre nous et de se dire des choses. Depuis plusieurs semaines, on fait des entraînements plus courts et plus intenses pour privilégier la récupération. Heureusement qu'on a eu trois semaines de vacances pendant le Tournoi des six nations... De fait, on ne sent pas plus de pression que pour un autre match du championnat. La différence, c'est que nous jouons un match couperet. Le Racing-Métro, c'est une équipe costaud qui doit penser la même chose de nous."

Cela a-t-il permis d'évacuer la défaite en finale du Challenge européen, le week-end dernier face à Biarritz (21-18)?
B.L: "On a pris le temps d'analyser notre défaite, d'abord à Londres, puis à la vidéo dimanche dernier. L'essentiel est de comprendre pourquoi on a perdu. Le fait est que l'on a donné 21 points à cause de fautes. On a perdu le fil conducteur au fil de la rencontre. C'est même un exploit d'être à égalité 18-18 à un quart d'heure de la fin. On a toujours couru après le score. Après, on ne peut pas gueuler après l'arbitre qui oublie une faute quand on a donné 18 points auparavant. Il n'y a pas matière à discuter et ce, même si son absence de décision (croc-en-jambe de Yachvili sur Tillous-Borde en face des poteaux à la 72e minute, ndlr) fait basculer le match. Face au Racing-Métro, le maître mot sera la discipline, mais c'est valable pour tous les matches."

Vous allez retrouver le terrain et les vestiaires après avoir purgé 60 jours de suspension. Etes-vous heureux?

B.L: "Oui. Une équipe sans entraîneur, ce n'est pas normal. Quand tu es entraîneur et qu'on te prive de ton équipe, c'est comme si on t'enlevait ton métier. C'était très frustrant à vivre, surtout à l'extérieur car à domicile on avait mis en place un système de visioconférence qui m'a permis de parler aux joueurs à la mi-temps."

AFP