Christian Lanta et Christophe Deylaud
Christian Lanta avec son complice Christophe Deylaud sur le banc bayonnais | AFP - THIERRY ZOCCOLAN

Lanta et l'Aviron sous pression

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Avec seulement quatre points d'avance sur le premier relégable, Bayonne reçoi samedi Bordeaux-Bègles dans un match à gros enjeu. Lors de cette 22e journée du Top 14, l'UBBB peut en effet s'approcher d'une qualification pour la phase finale. Mais les Basques ne veulent pas accompagner Biarritz en ProD2 à la fin de la saison.

- Comme à Biarritz (11-8), vous n'aurez pas le droit à l'erreur samedi  face à l'UBB ?
Christian Lanta:
"C'est le même contexte qu'à Biarritz et que dans nos autres matchs  depuis le mois de décembre. De cette période-là, le regret, c'est Toulon. On  n'a pas maîtrisé le match alors qu'on menait 9-0. On affronte cette très belle  équipe de Bordeaux, ambitieuse, qui joue bien. C'est un gros morceau, un  morceau de choix à Jean-Dauger. On n'a pas le droit à l'erreur, il nous faut  impérativement une victoire. Cela fait quinze jours qu'on prépare ce match, on  connaît les forces de cette équipe, à nous d'être à la hauteur. On est dans le  contexte qu'on connaît depuis deux mois. Il y a une accoutumance et des  repères, malheureusement, à nous d'être plein de certitudes en recevant  Bordeaux".

- Etes-vous prêt à contenir ce volume de jeu ?
C.L.:
"Tout le monde oublie qu'avant cela, Bordeaux propose un grand combat.  Tout le monde ne voit que le jeu mais les Bordelais le construisent par un très  gros combat, une très grande agressivité sur l'homme, sur les ballons au sol,  en conquête. C'est une équipe qui prépare son jeu sur des bases très solides.  C'est la partie du jeu où ils ont le plus progressé depuis deux, trois ans,  depuis la Pro D2. Ils ont un gros rideau défensif, laissent peu de place aux  attaques adverses. Ils ont une conquête qui a énormément évolué, avec très  bonne touche et une très bonne mêlée. Cette équipe n'a pas beaucoup de failles.  Avant de s'opposer à son volume de jeu, il faudra être présent dans le combat  pour la contrer. Et le but du jeu ne sera pas uniquement de la contrer mais  également de prendre l'initiative. Et d'imposer notre jeu".

- La pression est vraiment plus sur vos épaules que sur les leurs ?
C.L.:
"Ils ont aussi beaucoup de pression sur eux. Ils ne l'ont pas caché:  s'ils venaient gagner ici, ils entrouvriraient une porte pour les six premières  places. Il resterait encore du chemin derrière, mais c'est aussi un match à  pression pour eux. C'est un derby aquitain avec de forts enjeux pour les deux  équipes. Souhaitons que l'enjeu ne tue pas le jeu".

AFP