La suspension de Laporte validée

La suspension de Laporte validée

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L'étau se resserre au tour du manager de Toulon Bernard Laporte. Suite à une demande de conciliation de la part de l'ancien sélectionneur du XV de France, le Comité national olympique et sportif français (CNOSF) a validé la suspension de seize semaines infligée par la Fédération française de rugby (FFR).

Cette décision du CNOSF, contre laquelle Bernard Laporte a un mois pour  engager un recours, signifie donc que le manager du RCT ne pourra accéder aux vestiaires et à ses joueurs dimanche, sur la pelouse de Mayol, à Toulon. "Nous avons un sentiment partagé de regret et d'échec", a commenté Me Paul Mauriac auprès de l'AFP, soulignant que son client n'avait pas encore pris sa décision concernant un recours contre cette décision. "Pour l'instant Bernard Laporte a un objectif, c'est le match de demain  (NDLR: le quart de finale de Coupe d'Europe contre la province irlandaise du  Leinster), on va calmer le jeu et voir la semaine prochaine", a précisé Me  Mauriac. "Peut-être qu'il va se lasser et baisser les bras, mais ce n'est pas son  style", a-t-il cependant ajouté, laissant présager une suite judiciaire à ce  feuilleton.

"Politique du gros bâton"

Initialement suspendu treize semaines par la commission de discipline de la  Ligue nationale de rugby (LNR) pour injures à arbitre, Bernard Laporte avait vu  sa sanction alourdie par la commission d'appel de la Fédération française (FFR)  fin mars. Interdit "d'accès au terrain, aux vestiaires des arbitres et des joueurs et  aux couloirs menant à ceux-ci", le manager toulonnais ne peut de même pas  "entrer ou tenter d'entrer en communication de quelque manière que ce soit avec  les officiels ou avec les joueurs ou l'encadrement sportif du RCT durant les  rencontres". Me Christian Chevalier, avocat du RC Toulon, a de son côté déclaré à l'AFP  que le club allait de toutes façons faire appel de l'amende de 10.000 euros qui  lui a été infligée dans le cadre de ce dossier. "C'est une question de principe", a-t-il insisté, parlant au sujet de cette  sanction de la FFR de "politique du gros bâton, d'une conception du siècle dernier". "Le dommage que subit le club est conséquent, en étant privé en cet instant  crucial de son salarié clef", a ajouté Me Chevalier.

Cette escalade entre Bernard Laporte et la FFR était partie des propos du  manager toulonnais qui avait qualifié l'arbitre Laurent Cardona de "nul,  d'"incompétent" et de "pipe" qui "vole à chaque fois" son équipe, après la  défaite de Toulon (22-21) à domicile face à Grenoble en Top 14 le 4 janvier.

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