Le Palois Conrad Smith
Le centre néo-zélandais Conrad Smith face à la défense du Stade Français | AFP - GAIZKA IROZ

La Section Paloise fait le gros coup en se payant le Stade Français

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Le match entre le promu palois et el champion de France en titre parisien a tourné en faveur du club hôte, qui s'impose (19-12) lors de cette 17e journée du Top 14. Après avoir gagné à Montpellier lors de la 15e journée, les hommes de Simon Mannix s'offrent une deuxième grosse écurie, ce qui leur permet de doubler les Parisiens, désormais premiers non-relégables. Les deux autres matches ont été marqués par des cartons de Bordeaux-Bègles, aux dépens d'Oyonnax (48-20), et du Racing 92, lors de la venue d'Agen (38-13). Les Franciliens redeviennent leaders.

Qui aurait parié sur le fait que Pau se trouve devant le Stade Français au classement au soit de cette 17e journée du Top 14 ? Certainement pas grand-monde. Forcément, un promu, même renforcé par des All Blacks champions du monde (Slade, Smith), ne devait pas pouvoir rivaliser avec le champion de France en titre. Mais la réalité du terrain est toute autre. Après contraint le Racing 92 au match nul (15-15) début décembre, ramené un joli point d'un voyage chez le triple champion d'Europe toulonnais en janvier (défaite 21-17), puis décroché la victoire en fin de match à Montpellier (19-16) en février, la Section Paloise continue à décrocher des points face aux cadors du championnat. Et le Stade Français, bien mal en point dans cette saison d'après-titre, encaisse une nouvelle défaite, sans le moindre bonus, qui le rapproche de la zone rouge, même si les défaites conjuguées des relégables d'Agen et Oyonnax lui laissent une bonne marge.

Dans un match acharné où chacun jouait sa survie dans ce Top 14, les défenses ont pris le pas sur les attaques. Seul Paddy Butler a trouvé une faille dans la défense parisienne au retour des vestiaires en profitant d'une erreur de Bonneval à la réception d'un ballon aérien (46e), pour donner l'avantage pour la première fois de la rencontre à l'équipe béarnaise (11-9). Car jusque-là, Jules Plisson avait rempli son rôle de buteur pour placer le Stade Français devant, dès son premier coup de pied à la 11e minute. Cet essai faisait très mal aux hommes de Gonzalo Quesada, qui encaissaient ensuite deux pénalités coup sur coup par Marques (51e, 54e), offrant à la Section un avantage considérable (16-9). Et comme à Montpellier, c'est Colin Slade, après que Plisson ait redonné de l'espoir aux visiteurs (61e, 16-12), qui donnait le coup de grâce avec une pénalité à la 65e minute. Paris était incapable de refaire son retard, et devait encaisser sa 10e défaite de la saison, qui place le club en 12e position, avec deux points de retard sur les Palois.

Le Racing et l'UBB cartonnent

Si la soirée n'est pas plus catastrophique que ça pour le champion de France en titre, c'est parce que Agen, 13e, et Oyonnax, 14e, ont pris de franches déculottés respectivement au Racing 92 et à Bordeaux. Les Agenais ont pris la marée en région parsisienne, que les quatre carton jaunes récoltés (Braendlin 12e, Tadjer 48e, Joly 53e, Mchedlidze 66e) n'ont fait qu'amplifier. Chez les Franciliens, un seul carton pour Tameifuna, et un bonus offensif après notamment un doublé de Lacombe (31e, 49e) et les 11 points au pied de Dan Carter.

A Bordeaux, l'UBB a pu compter sur un énorme Adam Ashley-Cooper, auteur d'un triplé (18e, 22e, 65e), pour dompter les Oyomen (48-20) avec le bonus offensif en prime. L'écart est large mais que cela fût difficile pour l'UBB pour décrocher le bonus offensif, contrariée qu'elle a été par une lanterne rouge accrocheuse et joueuse, auteur de trois essais et donnant quelques sueurs froides aux 22.000 spectateurs de Chaban-Delmas. Ces cinq points permettent aux hommes de Raphaël Ibanez de prendre seuls la 4e place au classement et surtout de prendre douze points d'avance sur le 7e, attendu en Gironde dans quelques semaines.