Thierry Dusautoir - Toulouse 2009
Thierry Dusautoir, de retrour, eput être le catalyseur du Stade Tooulousain | AFP - REMY GABALDA

La classe des favoris

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A la veille de la reprise du championnat, les cadors sont déjà prêts à en découdre malgré le retour tardif des internationaux. Toulouse, Toulon, Clermont ou le Racing-Metro sont appelés à jouer les premiers rôles ; en revanche, Perpignan et surtout le Stade Français partent un eu plus dans l’inconnu.

Clermont ne change rien
Honneur au champion de France. Sacré le 29 mai après un siècle d'attente et dix finales perdues, doté d'un effectif complet et globalement stable, Clermont affichera de nouveau ses prétentions pendant la phase régulière et tentera de franchir un palier en Coupe d'Europe. Avec les renforts des Néo-Zélandais Paulo et Lauaki, Les Jaunards ont affiché déjà beaucoup de cohésion face à Sale (26-8) après avoir surclassé Bourgoin (20-40). L’ASM tentera de conserver son titre et d’atteindre les demies de la Coupe d’Europe.

Toulouse déjà convaincant
Le champion d’Europe peut en dire autant. Après avoir dominé La Rochelle (29-15), le Stade Toulousain s'est imposé avec autorité face à Bourgoin (17-7) avec trois essais construits à la clé. La satisfaction est double. Les internationaux ont montré beaucoup d’envie malgré un physique en gestation. Les joueurs présents depuis plus longtemps ont affiché une belle forme à l’image des Jauzion, Médard, Heymans et Nyanga. Fidèle à sa méthode, le champion d'Europe en titre a procédé à un recrutement ciblé (Lakafia, Nicolas, Vergallo) et intégré un de ses cadres, Jean-Baptiste Elissalde, comme entraîneur des lignes arrières. Les Toulousains sont prêts à jouer sur les deux tableaux avec des ambitions de victoire. Comme d’habitude.

Toulon impressionne
Demi-finaliste frustré en mai dernier, les recrues de l’été, l'ailier anglais Paul Sackey, le pilier néo-zélandais Carl Hayman et le troisième ligne australien Georges Smith, se sont parfaitement intégrés dans un effectif rodé et motivé. Aucun autre objectif que le Bouclier de Brennus ne sied au président toulonnais Mourad Boudjellal, qui découvrira également cette saison la Coupe d'Europe. Après avoir largement dominé le Racing-Métro 92 (39-10), les Toulonnais ont battu jeudi dernier le Stade Français (25-22). Les premiers matches renseigneront sur le potentiel des Varois.

Le Racing-Métro, c’est du solide
Frustré de son élimination en barrage à Clermont dès sa première saison dans l'élite, le Racing médite depuis sa vengeance et visera à coup sûr le titre, sans l'annoncer publiquement. Le club a recruté dans l'Hexagone (Durand, Fall, Mirco Bergamasco) et en opérant surtout au retour en France de l'Argentin Juan Martin Hernandez, en phase de rééducation. Après une défaite normale à Toulon en raison d’un gros travail physique, les Franciliens ont lancé leur saison en s’imposant à Perpignan (29-30). Les Ciel et Blanc appliqueront les mêmes recettes berbiziennes : conquête, occupation et défense. Pour le beau jeu, il faudra repasser.

Perpignan en danger ?
Champion en 2009, finaliste en 2010, Perpignan a connu une préparation contrariée par le départ de Durand et la blessure de N.Laharrague. Le club sang et or va débuter la saison avec une charnière inédite. Autre point noir : la défaite face au Racing. Pour la troisième saison d'affilée, le club catalan a très peu recruté (Boulogne, J. Fritz, Edmonds). L'Usap arrive à une saison charnière, et tentera comme la saison passée de préserver son invincibilité à domicile, base de sa constance au plus haut niveau.

Paris dans l’inconnu
Dans la foulée d'une saison noire, la pire depuis 2002, le club parisien doit reconquérir les sommets avec un budget en baisse et un nouvel entraîneur, l'Australien Michael Cheika, arrivé en provenance du Leinster. Les contraintes budgétaires ont limité le recrutement mais l'effectif regorge de joueurs revanchards, de retour de longue blessure (Parisse, Liebenberg) ou de suspension (Dupuy, puis Attoub en décembre), et de jeunes talents (Burban, Slimani, Sempéré). Le quinze de départ a toujours fière allure. Si la défaite parisienne face au LOU (13-12) avait soulevé des interrogations, celle face à Toulon est bien plus encourageante, notamment en défense.

Mathieu Baratas