Jamie Cudmore accuse Clermont d'avoir "joué avec sa santé"

Jamie Cudmore accuse Clermont d'avoir "joué avec sa santé"

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L'ancien deuxième ligne de Clermont Jamie Cudmore n'a pas été tendre avec son ex-club qu'il a accusé vendredi d'avoir joué "avec sa santé" en ne respectant pas la règle liée aux commotions, des accusations réfutées par l'ASM.

En cause, la fin de saison du club auvergnat : en avril 2015, Cudmore est victime d'une commotion lors de la demi-finale de Coupe d'Europe face aux Saracens. Le Canadien assure ne pas avoir réussi à passer le protocole commotion (différents tests effectués juste après un choc afin d'en évaluer la gravité, ndlr) mais avoir pourtant dû retourner sur le terrain quand son coéquipier Sébastien Vahaamahina s'est blessé. Deux semaines plus tard, il était aligné en finale de Coupe d'Europe, face à Toulon, avec un autre traumatisme à la clé.

"On a joué avec ma santé, avec mon avenir ! On n'aurait jamais dû m'autoriser à revenir sur le terrain. On n'aurait jamais dû, non plus, me laisser jouer la finale", a pesté le Canadien dans les colonnes du bi-hebdomadaire Midi Olympique. "J'étais fatigué quand il n'y avait aucune raison de l'être, un peu déprimé, souvent irritable... Je ne pouvais regarder la télé trop longtemps et quand les enfants jouaient dans le salon, j'étais obligé de sortir de la pièce. Le moindre bruit me martyrisait les tempes. Sincèrement, j'ai même pensé arrêter le rugby... J'étais épuisé et paradoxalement, je n'arrivais pas à m'endormir. C'était un sentiment très étrange", a confié Cudmore, qui a porté les couleurs de Clermont entre 2005 et 2016.

Azéma : "Il y a beaucoup de cirque là-dedans"

Le club a lui réfuté les attaques du 'Bûcheron'. "Il y a beaucoup de cirque là-dedans. J'ai confiance en ce que fait le staff médical. Il y a eu des commotions et à la suite de ça, il y a eu un protocole. Jamie a montré qu'il pouvait revenir sur le terrain", a rétorqué Franck Azéma, l'entraîneur des 'Jaunards' depuis 2010, à Sports Auvergne. "Jamie a envie de s'exprimer comme ça, c'est peut-être une façon de faire le buzz. Il n'y a rien de consistant là-dedans", a-t-il ajouté

AFP