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Jacques Brunel. | AFP - ROIG

Jacques Brunel: "Montrer notre vraie valeur"

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Après s'être incliné en finale face à Clermont, Jacques Brunel, l'entraîneur de l'USAP "voudra montrer (la) vraie valeur" de son équipe, vendredi face aux nouveaux champions en titre pour la reprise du championnat. Un des objectifs de cette saison sera de "rester invaincu à Aimé-Giral".

Quels sont les objectifs de l'Usap cette saison ?

D'abord, avoir de la régularité dans nos objectifs. Ça veut dire essayer encore une fois de se qualifier dans un championnat de plus en plus difficile et, en même temps, réaliser un parcours en Coupe d'Europe bien plus consistant que ces dernières années. On sort d'une frustration dans cette compétition après deux saisons sans qualification. Est-ce que l'on aura le potentiel nécessaire pour lutter sur les deux tableaux ? Ce début de saison va nous le dire. Notamment aujourd'hui, où l'on est encore fragilisé au niveau de l'effectif. Mais, on a ces ambitions là.

Vous débutez face à Clermont. Avez-vous une revanche à prendre ?

Il n'y a pas de revanche. La finale est perdue, elle est finie, c'est terminé. On débute une autre saison, une autre histoire, un marathon qu'il faut que l'on démarre bien et que ce soit contre Clermont, c'est tant mieux. C'est une grosse équipe, qui nous a battus il n'y a pas longtemps, contre laquelle on voudra montrer notre vraie valeur.

Le niveau du Top 14 ne cesse d'augmenter. Vous inquiétez-vous pour l'Usap ?

Si je me fie aux pronostics que je lis dans les journaux par-ci, par-là, on est plutôt considéré dans le milieu de tableau aujourd'hui. C'est le regard des observateurs, mais ce n'est pas lié à nos résultats de ces deux dernières saisons (champion en 2009, finaliste en 2010). Ils devraient nous positionner devant. Or il semble que la puissance de feu que mettent certains clubs en route fasse qu'ils devraient se retrouver devant. Moi, je ne suis pas inquiet parce que pense que notre équipe est capable de renouveler ses performances. On savait que Toulon et le Racing-Métro allaient être costauds, on savait que Biarritz n'allait pas passer trois ans sans se qualifier, que le Stade Français va bouger à nouveau... Il va y avoir une émulation incroyable, mais on s'est préparé pour, comme toutes les autres années, bien attaquer le championnat. Un des objectifs est de rester invaincu à Aimé-Giral.