Jacky Lorenzetti
Jacky Lorenzetti, le président du Racing-Metro | AFP - JEAN-SEBASTIEN EVRARD

Jacky Lorenzetti digère mal l'élimination du Racing 92

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Jacky Lorenzetti, le président du Racing 92, n'est jamais avare de mots lorsque son équipe dévisse. Au lendemain de l'élimination face à La Rochelle (19-13), il a eu des mots durs lors d'un entretien à Rugbyrama. "Aujourd'hui, la vérité nue est la suivante : on n'est pas invité", constate-t-il amèrement. Et de lancer: "Il vaut mieux 23 bons joueurs qui jouent ensemble que 23 stars qui jouent chacun de leur côté."

" Il y aura des changements." C'est dit au détour d'une phrase, mais Jacky Lorenzetti, le président du Racing 92, n'est pas homme à ne pas tenir parole. Après avoir vu son équipe être éliminée en barrage des play-offs à domicile contre La Rochelle (19-13), comme il lavait déjà vu dévisser toujours à domicile contre Toulouse en quarts de finale de la Coupe d'Europe malgré un supériorité numérique, il va certainement trancher. 

C'est d'abord une obligation, puisque Laurent Labit, co-entraîneur de l'équipe depuis six ans, a mis le cap vers le XV de France. Une séparation avec son complice de toujours Laurent Travers, qui a eu des répercussions sur le match contre les Rochelais, selon Lorenzetti: "Je ne suis pas leur témoin de mariage mais je suis leur chandelle", dit-il dans Rugbyrama. "Je vis avec eux. On se voit tous les matins, on prend un café ensemble et ces dernières semaines, je n'avais pas besoin de scruter pour constater les regards qui se détournent, les yeux qui se fuient. Cette séparation a été douloureuse pour l'un et pour l'autre, en particulier pour Laurent Travers qui n'a pas compris le choix... Ce n'est pas qu'il a pas compris, c'est que les choses ne se sont pas passées comme il l'imaginait."

Des choix douteux ?

Et d'enchaîner: "Peut-être y a-t-il eu, dans cette période compliquée entre les coachs, des incompréhensions ayant abouti à des choix inappropriés." Il pointe les entrées en jeu d'Iribaren et Nakarawa ont eu un impact positif, alors qu'il s'interroge sur l'absence de Imhoff, et met en cause le capitanat de Maxime Machenaud, en l'absence du néo-retraité Dimitri Szarzewski: "Max (Machenaud), à qui je ne fais aucun reproche, serait peut-être plus à l'aise si on le débarrassait de cette responsabilité."

Lui qui a fait des recrutements médiatiques l'une de ses marques de fabrique semble même remettre en cause cette politique: "Ce n'est pas cette défaite en barrages qui est déplorable. Le mal est plus profond. Au rugby, il vaut mieux 23 bons joueurs qui jouent ensemble que 23 stars qui jouent chacun de leur côté." L'été devrait être chaud du côté du Racing.