Hernandez Juan Martin Racing Métro coup de pied 09 2010
Le Racingman Juan Martin Hernandez | AFP - Remy Gabalda

Hernandez encore blessé de longue durée

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Juan Martin Hernandez cumule les gros pépins physiques. Après une blessure au dos qui avait réduit à presque rien son aventure chez les Sharks en 2008 et retardé ses débuts au Racing, l'ouvreur ou arrière argentin doit mettre fin à sa saison, victime d'une rupture du ligament croisé antérieur. Troisième du Mondial en 2007 avec les Pumas, il pourrait rater la prochaine Coupe du monde en Nouvelle-Zélande, en septembre prochain.

Cent-quatre-vingt-quatre jours. Voilà le compteur enclenché pour Juan Martin Hernandez. S'il veut participer à la Coupe du monde en Nouvelle-Zélande, c'est le nombre de jours qui le sépare du début de l'épreuve, et le temps qui est à sa disposition pour se faire opérer de genou droit, récupérer et retrouver un physique et des sensations qui lui permettent de faire partie des plans des Pumas. "Il reste très peu de temps avant le Mondial, mais je vais faire tout mon possible pour être présent. Ce qui compte maintenant, c'est de fixer la date de l'opération et ensuite de faire une nouvelle et bonne rééducation pour essayer de revenir le plus fort possible sur les terrains", a-t-il indiqué sur son site internet, après sa blessure contractée à Bourgoin le week-end dernier en Top 14. Un contre-la-montre, un nouveau pour le talentueux Argentin, peu épargné depuis son départ du Stade Français.

Si "El Mago" possède toujours ses talents de magicien, il ne les utilise que de façon sporadique depuis 2008. Cette année, l'un des meilleurs ouvreurs du monde s'engage pour l'équipe sud-africaine des Natal Sharks, quittant le club parisien qui l'a fait exploser aux yeux du monde de l'ovalie. Mais avant même qu'il ne puisse découvrir le Super-14, il se blesse au dos, ne lui laissant que des miettes dans l'hémisphère Sud (9 matches de la Currie Cup). Recruté parle Racing-Métro, arrivé encore blessé, il n'a pu disputer que onze matches. Bien peu pour un Pumas qui aurait bien aimé profiter d'une fin de saison au premier plan dans son club pour s'envoler vers la Nouvelle-Zélande et cette Coupe du monde qui aurait pu faire fructifier ses 32 sélections. Il n'y aura donc das de challenge collectif pour la fin de saison, mais son défi personnel est de taille. Normalement, une telle opération conduit à six mois d'inactivité (plus ou moins partielle) avant de retrouver les terrains, et renouer avec une activité de sportif de haut niveau.