Guy Novès, Stade Toulousain
Le manager du Stade Toulousain Guy Novès | JEAN-SEBASTIEN EVRARD / AFP

Guy Novès en colère contre l'arbitrage

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Après la cinquième défaite d'affilée du Stade Toulousain vendredi face à Bayonne (35-19), Guy Novès, le manager d'un Stade Toulousain tombé dans la zone rouge, est un homme en colère contre l'arbitrage. "Tombé de trois étages". C'est ce qui est arrivé à Guy Novès vendredi soir après le carton jaune infligé au deuxième ligne international toulousain Yoann Maestri (10e) et le rouge récolté par le talonneur All Black Corey Flynn (22e).

Les tournants d'un match bien entamé par les Toulousains et qui s'est soldé  par leur cinquième défaite consécutive, du jamais vu depuis 1962... Lundi, après l'entraînement, le patron des Rouge et Noir depuis plus de  vingt ans est arrivé muni de son ordinateur portable, le nez chaussé de petites  lunettes. Pour redécortiquer les images litigieuses du match contre Bayonne. "Ça commence à me fatiguer", dénonce-t-il. "Un carton jaune, un carton  rouge. Ça fait beaucoup, on charge la mule", poursuit Novès, qui est allé  jusqu'à évoquer dans les colonnes de Midi Olympique un "contrat" sur les  joueurs du Stade Toulousain. 

"Jean-Marc Doussain a pris une percussion à l'épaule"

Jean-Marc Doussain "a pris non pas un plaquage, comme l'a dit l'arbitre de  touche, mais une percussion à l'épaule et un marron dans la gorge. Yoann  (Maestri) a eu cette réaction immédiate d'aller non pas agresser mais bousculer  le deuxième ligne de 130 kilos (Senekal). Parce que les valeurs du rugby, ça  reste quand même ça. Je suis pas pour qu'on se batte, loin de là, mais qu'on  ait une attention particulière par rapport à un joueur qui est au sol et qui  prend un coup, je trouve ça normal", argumente-t-il. 

Corey Flynn a pris pour sa part "un coup de pied dans les c... et personne  ne le voit", s'emporte Novès. Il est ensuite "obligé d'enjamber" le joueur  bayonnais à terre et marche sur sa cheville lors de son avancée, raison du  carton rouge infligé au talonneur néo-zélandais, "ce n'est pas une danseuse  pour faire un grand écart", ironise le manager des Rouge et Noir. Autre raison de la colère de Novès contre l'arbitrage vidéo: cet essai  accordé au talonneur bayonnais Anthony Etrillard "alors qu'il n'y est pas  puisqu'il y a une percussion de joueur sans ballon (Luke McAlister, en bordure  du regroupement, ndlr)". 

Avant Bayonne, Guy Novès trouvait déjà des choses à redire du corps  arbitral - qui a toujours sa "confiance", tient-il à préciser - à propos du  match perdu à Ernest-Wallon face à Clermont le 13 septembre : "l'essai accordé  (à Julien Bardy), on voit jamais le ballon". A contrario, Toulouse l'avait en revanche emporté à domicile d'un petit  point lors de la première journée face à Oyonnax (20-19), alors qu'une pénalité  en faveur des Haut-Bugistes, après une faute de Yannick Nyanga, n'avait pas été  sifflée après la sirène...

Des bâtons dans les roues

Pour Novès, ces problèmes d'arbitrage contribuent pleinement à enfoncer le  Stade Toulousain, déjà pénalisé par de nombreuses blessures en première ligne. "Si les gens ont décidé que les fautes qu'on commet, il faut les  sanctionner doublement et que celles que les autres commettent, il ne faut pas  les sanctionner, si on met des bâtons dans les roues (aux joueurs), on aura  beau se battre, ce sera compliqué..." "Mais on va se battre jusqu'au bout", assure Novès. Il le faudra dès les  deux prochaines journées face au Stade Français et Toulon à Ernest-Wallon.

Vidéo : Guy Novès à Stade 2 dimanche

AFP