Grenoble de retour parmi l'élite
Grenoble veut exister dans le Top 14 | PHOTOPQR/SUD OUEST

Grenoble reprend le flambeau

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De retour dans l'élite sept ans après l'avoir quitté, le FC Grenoble reprend le flambeau du rugby en Rhône-Alpes après la relégation de Lyon et les difficultés financières de Bourgoin, qui a déposé le bilan de sa structure professionnelle.

"Notre club est plus que centenaire et a passé l'essentiel de son histoire en élite. Il y a la place pour plusieurs clubs de haut niveau dans la région, qui est assez forte économiquement", assure le président Marc Chérèque. "Grenoble reste dans sa zone d'influence, le sillon alpin, le Sud-Dauphiné. La bonne santé du rugby à Lyon est plus un problème pour Bourgoin (Nord-Isère) que pour nous", ajoute-t-il. La remontée du club a suscité un certain engouement avec une bonne commercialisation du partenariat. Le budget sera de 15 millions d'euros pour la saison prochaine, soit une augmentation de 50%. Le nombre d'abonnés individuels est passé de 1.300 à plus de 2.000. Et 10.000 spectateurs de moyenne sont attendus au Stade Lesdiguières, dont la capacité est de 12.000 places. Quatre affiches (Racing, Toulouse, Clermont, Toulon) sont aussi programmées au Stade des Alpes (20.000 places), enceinte moderne occupée par le Grenoble Foot 38, aujourd'hui en CFA (4e div.) après avoir été deux ans en Ligue 1. "Nous avons bien développé les infrastructures à Lesdiguières où nous disposons de l'unité de lieux administratifs et sportifs. Il vaut mieux remplir Lesdiguières que d'évoluer dans un Stade des Alpes à moitié vide et nous jouerons donc sur les deux tableaux", précise Marc Chérèque. Ce dernier rappelle que la place du rugby à Grenoble a toujours été importante même lorsque le club de football a fréquenté le haut niveau (2008-2010).

Faire mieux que le Lou

"Il peut y avoir les deux dans notre ville et même lorsque le GF38 était en L1, nous avons toujours su capter le milieu économique local. Les économies du foot et du rugby ne sont pas comparables. Le rugby s'appuie beaucoup sur le partenariat d'entreprise et le sponsoring alors que le football dispose de droits TV importants et des transferts", précise le président du FCG. Sportivement, l'ossature de l'équipe, championne de ProD2 et toujours dirigée par Fabrice Landreau, a été conservée. "Nous avons cherché à capitaliser les acquis de la dynamique née des deux dernières saisons. Nous avons gardé 29 joueurs. Quatorze garçons expérimentés en élite sont venus nous renforcer", note Marc Chérèque. Dont le 3e ligne sud-africain Shaun Sowerby, Nicolas Laharrague, Florian Faure... Le FC Grenoble veut évidemment suivre l'exemple de Bordeaux-Bègles, chez qui il se rendra le 17 août en ouverture du Top 14, promu l'an dernier et qui s'est maintenu aisément. "Il nous faudra avant tout éviter un mauvais départ. Nous avons deux matches à l'extérieur à Bordeaux et Castres avant de recevoir deux fois le Stade Français et Mont-de Marsan", prévient le président. "Notre problématique est différente de la saison dernière où nous devions prendre des points d'entrée car nous voulions terminer premiers. Cette fois, il faudra en lâcher un minimum pour éviter de se retrouver tout de suite dans le bas", conclut-il. A son tour unique représentant de la région Rhône-Alpes dans le Top 14, Grenoble doit éviter le sort de Lyon, relégué un an après sa montée la saison dernière. Le club rhodanien tente de nouveau sa chance cette saison en Pro D2 avec deux recrues choc: Lionel Nallet et Sébastien Chabal. Aux Isérois de se mesurer à Clermont et au Stade Toulousain.

AFP