Galthié demi-finale Top 14 2011
L'entraîneur de Montpellier Fabien Galthié | AFP - Julien Gérard

Galthié: "On n'est pas rassurés"

Publié le , modifié le

L'entraîneur de Montpellier Fabien Galthié confie ne pas être "rassuré" avant de disputer le barrage pour l'accession aux demi-finales du Top 14 de rugby vendredi à Toulouse face à Castres, "qui est "une équipe sûre de ses forces". Après le parcours de surprise de son équipe l'an passé achevé en finale, l'ancien coach du Stade Français s'attend à un match plus que compliqué face au même adversaire que l'an dernier au même stade de compétition.

Pouvez-vous imiter les clubs de handball et de football de Montpellier sacrés champions de France ?Ils ont mis la barre très haut. Cela pousse à l'humilité et à la modestie quand dans le même village, la même agglomération, le foot réussit un truc exceptionnel et devient champion et le hand est une institution. C'est comme dans une famille. Le beau-père est international, le beau-frère international, tu joues seulement en club. Alors à table, tu ne parles pas.

L'an passé, vous avez tout de même atteint la finale...
Vous savez, ils ont mis la barre très haut. Nous, on ne fait pas fête depuis lundi. On voudrait prendre la parole à table, mais on n'a pas droit pour le moment.

Vous abordez cette phase finale avec l'expérience de la saison passée. Cela peut-il compter ?
Cela pourra compter. On a un vécu, on a montré cette saison que ce que nous avions réussi l'an passé n'était pas un accident. On a fait un parcours honorable depuis que tout l'effectif est revenu. On a des arguments. On les a mis en place par le passé. Est-on capable de le faire au présent?

Est-ce une chance de jouer sur terrain neutre?
On en parlera après le match, mais Castres ne jouera pas dans son environnement habituel de Pierre-Antoine. Parfois, j'ai du mal à expliquer ce que l'on fait, alors donner une explication au choix de Castres (jouer à Toulouse, NDLR), c'est compliqué.

Êtes-vous inquiet pour le jeune Eric Escande qui jouera à la mêlée en l'absence de Tomas et Paillaugue ?
Il ne faut pas trop en parler, car ils vont le viser. Il a travaillé avec nous cette saison. Il a fait une dizaine de matchs. Ni Tomas, ni Paillaugue ne seront là. On n'a pas le choix, c'est comme ça. C'est un jeune joueur de 19 ans qu'il faut laisser tranquille et libre.

"Un match très, très difficile"

Votre buteur Bustos Moyano est moins en réussite. Cela vous inquiète-t-il?Il suffit qu'il soit en réussite vendredi. Cela serait très bien, mais c'est vrai qu'il a baissé. Imaginez qu'il n'ait pas baissé et que l'on ait disposé de tout notre effectif dès le début de saison... Je ne sais pas où on serait même s'il y a deux blockbusters devant.

Comment sentez-vous votre équipe?
Je ne sais pas. Quand on joue un quart de finale, on n'est pas rassuré. On ne cherche pas à se rassurer, il faut se livrer. Il faut se projeter vers l'avant, mais ne pas chercher à se rassurer. On se pose plein de questions. Le match va peut-être apporter des réponses.

Que faut-il craindre de Castres?

R: Castres possède une très bonne mêlée, visiblement la meilleure touche, le meilleur contre en touche. C'est l'équipe qui avance le plus sur les mauls, qui met le plus souvent l'adversaire à la faute et possède le meilleur buteur. Derrière, elle est complète, harmonieuse. Elle est qualifiée pour la troisième fois en barrage, elle va recevoir pour la seconde fois, ce n'est pas un hasard, mais le reflet de son superbe travail. On s'attend à un match très, très difficile. Elle est constante, sûre de ses forces, bien en place et dégage une maturité autour de joueurs comme Masoe.

Vous savez donc ce qui vous attend pour ce match?
C'est impossible de dire que l'on sait à quoi s'attendre quand on joue un quart de finale. Le sport est bien car on ne sait pas ce qu'il va se passer. Même cinq minutes avant la fin, je ne pourrais pas vous dire le final. Rappelez-vous la saison passée.

AFP