Galthié Fabien portrait 2008
Fabien Galthié | AFP - Eric Piermont

Galthié: "On doit prendre des points"

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L'entraîneur de Montpellier Fabien Galthié admet "que son équipe a besoin de prendre des points" à l'occasion de son déplacement à Brive, samedi lors de la troisième journée de Top 14. Le MHR, seule équipe sans victoire, occupe actuellement la dernière place du championnat, après son nul contre Toulon (22-22) et sa défaite à Biarritz (19-12).

Etes-vous dans l'urgence après deux journées?
Fabien Galthié : "Quand on voit le contenu de nos matches, je dirais non. On a fait deux  superbes matches. Ce qui est terrible c'est que nous n'avons que trois points.  La vie n'est pas toujours juste, disait mon entraîneur au Stade Français John  Connolly. Nous devons tourner la page et continuer à travailler notre rugby. On  peut faire beaucoup mieux sur un plan comptable. On ne peut guère faire mieux  en matière de jeu. On risque même de faire moins bien, c'est ce qui m'inquiète.  On doit prendre des points sur le plan comptable."
   
Que pensez-vous de Brive votre prochain adversaire?
F.G: "C'est une équipe très, très dure. Cette équipe a malmené le Racing, a  battu Bordeaux sans problème. Elle possède un gros buteur, une grosse mêlée,  une grosse virulence dans les mauls ou les affrontements directs. Et elle est  solide sur le plan défensif. En juillet, lors de notre match amical, on avait  été marqué par l'agressivité mise dans les rucks"
   
Que pensez-vous de l'arbitrage vidéo, sujet à polémique?
F.G: "L'arbitrage vidéo est une bonne chose. Il suffit d'avoir des décisions  justes et claires. Un seul des essais refusés à Biarritz était valable. Les  autres essais n'étaient pas valables. Seulement, s'il les refuse, il doit  regarder les fautes commises dans les rucks précédents l'essai. L'arbitre n'a  pas regardé ces fautes-là. J'ai envoyé une vidéo à Monsieur Garcès (arbitre de  Biarritz - Montpellier, ndlr) avec 17 décisions que l'on ne comprend pas. C'est  la première fois que je fais une telle démarche. Sinon, je n'appelle l'arbitre  ni avant, ni après un match. Je ne cherche pas à les influencer. Mon job est de  savoir comment je peux mieux jouer au rugby, pas de savoir comment je peux  influencer l'arbitre. De toute façon, je n'ai pas envie de polémiquer. Je suis  passé l'an passé à Paris devant le commission de discipline, ce qui a coûté  cher à mon équipe et mon club. J'ai pris 10.000 euros d'amende. Donc, je me  tais. L'arbitrage vidéo est une très, très bonne chose. Je l'ai vu dans  l'hémisphère sud cet hiver, c'était nickel."

AFP