Galthié assume sa responsabilité

Galthié assume sa responsabilité

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L'entraîneur de Montpellier Fabien Galthié "assume totalement le choix" effectué en fin de match lors de la demi-finale perdue samedi face à Castres (22-19 a.p.), quand à cinq minutes de la fin, son équipe a préféré une pénaltouche à la pénalité qui pouvait lui permettre d'égaliser.

Q: Avez-vous digéré cette défaite?
R: "Cela va mieux. J'ai fait une grande marche derrière chez moi, j'ai  passé une nuit sereine. Cela fait beaucoup de bien. Ce matin, nous avons passé  du temps ensemble avec tous les joueurs, le président et le staff. C'était un  moment agréable. Cela va mieux que samedi, dix minutes après le coup de sifflet  final. On s'est dit au revoir, on s'est raconté la saison. La saison a été dure  car elle fut longue, chaotique au début, très difficile en novembre et  décembre. Après un gros travail collectif sur et en dehors du terrain pour se  connaître d'une manière accélérée, on a réussi le début de l'ascension avec la  victoire à Toulouse. Sur les douze derniers matches, on a 42 points et sept  bonus offensifs. Une seconde place, plus proche du premier que du troisième.  Puis cette défaite qui est cruelle mais qui est là. On s'était contruit une  ambition. J'avais dit aux joueurs: il n'y a qu'un chemin heureux. La défaite en  demi et la finale perdue, c'est une voie malheureuse. Il n'y avait qu'un  chemin, c'était la victoire en finale".

Q: A froid, comment voyez-vous le choix autour de cette dernière pénalité?
R: "Je le revois de la même manière qu'à chaud. Si on avait tenté, rien ne  dit que l'on aurait réussi, rien ne dit que l'on aurait été aux penaltys, rien  ne dit que l'on aurait gagné. J'assume le choix d'avoir tapé en touche, d'avoir  joué cette touche et de perdre le ballon sur la seconde mêlée. Je suis  responsable de ce choix qui s'avère mauvais à la sortie. Je l'assume  totalement, j'en porte totalement la responsabilité, ne cherchez pas ailleurs".

Q: Comment réagissez-vous à l'idée de faute professionnelle?
R: "Cela ne me fait pas mal car je ne veux pas réagir là-dessus. Tout le  monde a le droit de réagir là-dessus mais j'assume le choix. Ce n'est pas la  première fois que je suis dans des équipes qui perdent des matches importants  sur des choix. J'ai parfois été dans des équipes qui gagnaient des matches  importants sur des choix . On disait que l'on était des génies ou des  visionnaires. Comme disait De Gaulle, on était des audacieux. On a choisi la  mauvaise option car on a perdu. Si on avait choisi la bonne option, on serait  passé pour des gens audacieux à l'image de notre jeu et de notre saison. On ne  peut pas résumer cette demi-finale à ce fait de jeu".

Q: Quel regard portez-vous sur la saison?
R: "Je suis compétiteur. Je ne me satisfais pas d'une défaite en  demi-finale même si je sais d'où on vient et même si je sais contre qui on  joue. On a réussi à hisser notre niveau de jeu d'une manière exceptionnelle. On  est la meilleure attaque, on marque le plus d'essais, on franchit le plus la  ligne d'avantage par match et en moyenne. C'est le fruit d'un collectif, d'une  recherche, d'un engagement collectif, d'une projection collective vers l'avant,  à l'image de cette pénalité. L'an prochain, on aura le même savoir-faire, mais  je ne sais pas si on arrivera à faire mieux. On sera réellement satisfait quand  on ira au bout de l'histoire. Mais, pour l'heure, tout est à recommencer".

Q: Le recrutement est-il terminé?
R: "A peu près. Vous connaissez tout le monde sauf un ou deux postes:  Attoub, Qera, Fall, Battut, Mowen, Viriviri, Iribaren. Il y aura peut-être  trois ou quatre noms supplémentaires, mais je ne peux pas en parler. Un seconde  ligne, un pilier. Ce sont des ajustements pour trouver un subtil équilibre".

AFP