Pascal Papé conférence de presse 2017
La colère gronde parmi les joueurs du Stade Français | CHRISTOPHE SIMON / AFP

Fusion Stade Français/Racing 92: les joueurs déposent un préavis de grève

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Pascal Papé, vice-capitaine du Stade Français, a annoncé, ce mardi, que les joueurs du club parisien avaient voté à 99,8 % en faveur d'une grève illimitée suite à l'annonce de la fusion des équipes professionnelles avec le Racing 92. Pascal Papé a précisé que, dans ces conditions, les joueurs ne s'entraîneraient pas et ne joueraient pas à Castres, samedi, pour le compte de la 21e journée de Top 14. Il demande "l'annulation de la fusion".

Au lendemain de l'annonce de la fusion Stade Français et du Racing 92, les joueurs du club parisien ne décolèrent pas. Réunis cet après-midi avec les dirigeants de Provale, le syndicat des joueurs, ils ont voté à 99,8% en faveur d'une grève illimitée et ont déposé un préavis en ce sens. Résultats, les joueurs ne s'entraîneront pas et, surtout, refusent de se rendre à Castres, samedi, où ils sont censés jouer leur match pour le compte de la 21e journée de Top 14. C'est une première depuis l'instauration du professionnalisme en 1995.

Représentatif de l'incompréhension qui règne depuis 24 heures au sein du collectif parisien, Pascal Papé, membre depuis décembre du Comité directeur de la Fédération française de rugby (FFR), a dénoncé "la mort de 136 ans d'histoire du club" et demande "l'annulation de la fusion" avec le Racing 92. Fusion que les joueurs du Stade Français vivent aujourd'hui comme un rachat pur et simple au vu de la prépondérance du club de Colombes dans le futur projet. 

Ce matin, sur Franceinfo, Jacky Lorenzetti, le président du Racing 92, a affirmé que "la volonté [n'était] pas de prendre tout le monde de court" mais qu'il y avait "une urgence à mener cette fusion pour préserver l'emploi". Et d'ajouter : "Je ne suis pas insensible à la surprise et au choc que notre information a produit. Après, la famille existe aussi au Racing. J'ai conçu qu'on pouvait faire une union entre ces deux familles, plutôt que l'une prenne éventuellement une direction qui n'était pas souhaitable".

Isabelle Trancoën