Dimitri Szarzewski: "Pas le temps de se morfondre"

Dimitri Szarzewski: "Pas le temps de se morfondre"

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Le Racing 92 n'a "pas le temps de se morfondre" après sa défaite en finale de la Coupe d'Europe et doit "aller de l'avant", dès samedi en Top 14 contre Pau, pour aller décrocher le Brennus, a déclaré mercredi son capitaine Dimitri Szarzewski.

Quel est l'état d'esprit du groupe après cette désillusion face aux Saracens samedi (9-21) ?
DS: "Plutôt bon. Je suis moi-même surpris, je pensais que le groupe allait être beaucoup plus affecté. C'est sûr que le rôle des coaches, des leaders était important: on a essayé de positiver et de relativiser, même si une défaite en finale, ça fait mal, même si elle n'est pas encore tout à fait digérée. Ce serait bien de faire un bon match contre Pau et retrouver de la confiance. On n'a pas le temps de se morfondre. Il faut renouer avec la victoire le plus vite possible. On repart sur une nouvelle compétition, on n'est pas encore qualifié, donc il faut aller de l'avant. On a un objectif, aller le plus loin possible, qui passe par les victoires, et ça nous aide à relever la tête."

Comment rebondir rapidement ?
DS: "Tout simplement par des victoires. On s'est donné un objectif (être champion de France), il nous reste six matches qu'on va essayer de remporter. Ce matin (mercredi), on a vu (dans une vidéo diffusée par les entraîneurs) le Nou Camp (où se jouera la finale du Top 14, le 24 juin)... Ce serait bien de revivre une finale et de se servir de l'expérience emmagasinée pour ne plus refaire les mêmes erreurs."

L'expérience de la saison passée, où vous aviez sombré après votre élimination en quarts de finale de la Coupe d'Europe, peut-elle vous aider ?
DS: "Oui c'est sûr, on va s'en servir. J'ai bien aimé aussi la phrase des coaches qui, quand on est rentré, ont écrit (dans le vestiaire): +on ne perd jamais, soit gagne, soit on apprend+. Là, forcément, on a appris, et j'espère qu'on saura se servir de cela pour la suite de notre aventure."

Etait-il important de vous retrouver ensemble juste après le match pour une fête à Lyon, malgré la défaite ?
DS: "Bien sûr, et j'ai bien aimé le discours du staff et du président juste après le match: c'était la soupe à la grimace dans le vestiaire, et ils essayaient de nous remonter le moral en nous disant que malgré tout on était vice-champion d'Europe. Qu'on n'avait pas battu n'importe qui: on a sorti les triples champions d'Europe Toulon (en quarts) et on est allé gagner à Leicester (en demi-finales), même si on n'a pas gravi la dernière marche. Donc ils nous ont félicités par rapport à notre parcours et demandés de savourer de la belle fête organisée à Lyon après le match, où on a tous passé un agréable moment."

Montpellier, qui occupe la dernière place directement qualificative pour les demi-finales, pointe cinq longueurs devant et vous rendra visite lors de la dernière journée. Pensez-vous pouvoir les dépasser ?
DS: "Tant que c'est mathématiquement possible, on y croit, même si ce sera difficile. On va jouer nos chances à fond."

AFP