Morgan Parra (Clermont)
Morgan Parra (Clermont) | THIERRY ZOCCOLAN / AFP

Clermont prend les devants

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Clermont s'est emparé provisoirement de la tête du championnat de France en battant Montpellier (22-9) ce vendredi soir au stade Marcel-Michelin. Les hommes de Vern Cotter ont confirmé leur statut de favori dans la course au titre en venant à bout de Languedociens solides mais trop justes en fin de match. Un essai signé Ti'i Paulo a permis aux Jaunards de se détacher définitivement (69e). De bon augure à une semaine de la demie européenne contre le Leinster.

L'entraîneur des Auvergnats Vern Cotter, qui a perdu le revenant Gherard Vosloo sur blessure (adducteurs), aura surtout trouvé matière à maintenir ses troupes sous pression dans cette rude confrontation. Dès la 6e minute, l'Argentin Bustos Moyano ouvrait d'ailleurs la marque suite à une entrée sur le côté d'un ruck de Fofana. Les Jaunards réagissaient immédiatement et Brock James égalisait sur pénalité après un écran de Fegallo (3-3).

L'ouvreur australien manquait ensuite un coup de pied bien placé (12e). Brock James donnait toutefois l'avantage aux siens sur un drop parfait à la 18e minute (6-3). Malgré une assez nette domination territoriale des locaux, le score n'évoluait pas avant la pause, Montpellier défendant très bien, comme d'habitude, malgré l'absence de son maître à jouer François Trinh-Duc.

Le travail de sape paye

Dès la reprise, les hommes de Fabien Galthié recollaient au score sur une pénalité facile de Bustos Moyano après un plaquage trop haut de Brock James sur l'ailier argentin. L'arbitre donnait un carton jaune à James. C'est donc Parra qui offrait trois points supplémentaires aux Auvergnats suite à une faute de Figallo (9-6). Puis 12-6 quelques instants plus tard grâce à Parra des 40 mètres (faute au sol). Avant que Bustos Moyano réduise l'écart dans la foulée (12-9, obstruction de Sivivatu qui bouscule Doumayrou).

Clermont maintenait la pression et Debaty croyait bien délivrer son équipe en aplatissant sur la ligne d'en-but mais Monsieur Poite sollicitait logiquement l'arbitrage vidéo qui tranchait: pas essai. L'arbitre revenait à la pénalité initiale en faveur des hommes de Vern Cotter qui reprenaient de l'avance grâce à la botte de Morgan Parra (15-9, 61e). Et les Clermontois tuaient finalement le match à l'entame du dernier quart d'heure, Ti'i Paulo concrétisant en puissance un énième beau mouvement des Jaune et Bleu. Parra transformait pour donner une avance confortable aux siens (22-9, 70e).

Déclarations

Julien Malzieu (ailier de  Clermont, au micro de Canal+ Sport): "On s'attendait à un gros défi. En  première mi-temps, avec la pluie, ça n'a pas facilité les choses mais on a su  répondre présent dans le combat, les avants ont fait une énorme prestation. Et  on a notre joyau, Brock James, qui nous fait vraiment du bien et nous fait  avancer. C'était une bonne préparation (avant le match contre le Leinster,  NDLR). Depuis plusieurs années, ont travaille pour devenir de plus en plus  forts. Au fur et à mesure du temps, on s'est amélioré, on a pris de  l'expérience. On a la chance d'être en demi-finale de H Cup et d'être qualifié  pour la demi-finale du Top 14. On se sent forts mais il y a une telle  concurrence dans ce groupe que personne ne se repose sur ses lauriers. Les  postes sont doublés, voire triplés avec des joueurs de qualité identique. Il y  a beaucoup d'humilité dans ce groupe, une remise en question permanente et  c'est ce qui fait notre force."

Rémy Martin (3e ligne de Montpellier, au micro de Canal+ Sport): "On a tenu  60 minutes et on a explosé dans les 20 dernières. On n'a pas su mettre les  ingrédients pour passer au delà. En deuxième mi-temps, on a subi beaucoup plus  les plaquages même si on est arrivé à rentrer dans les 22 (mètres adverses). On  a subi à l'impact, on n'arrivait plus à plaquer en avançant. A la sortie, ils  marquent un essai et après, c'était compliqué de revenir. On est déçu parce  qu'on tient, on tient et voilà. Il faut continuer, il y a encore deux matches,  Biarritz dans 15 jours et Toulouse dans trois semaines. Il faut s'accrocher."

Grégory Jouin @GregoryJouin