Clermont
Clermont - Racing Metro | THIERRY ZOCCOLAN / AFP

Clermont dévore le Racing

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Grâce à un début de match tonitruant, Clermont a surclassé le Racing-Métro (47-14) ce samedi lors de la 12e journée de Top XIV. Grâce à cette victoire, les Clermontois s’installent provisoirement à la deuxième place.

C’est ce qui s’appelle se faire marcher dessus. Incapable de résister aux vagues offensives des joueurs de Clermont, les Racingmen se sont faits piétiner. Inspirés, tranchants, impressionnants de maîtrise, les hommes de Vern Cotter n’ont laissé aucune chance à leur adversaire du soir, qui a rapidement compris qu’il n’y aurait rien à faire. 

Privés de presque la moitié de leurs titulaires habituels en raison de la fenêtre internationale, les deux équipes se sont livrées un duel aussi tronqué que déséquilibré. Au bout de 13 minutes, Sivivatu et Cabello avaient déjà inscrit deux essais et permis à Clermont de creuser l’écart (13-0). Intenables, Sivivatu et Nakaitaci font mal aux visiteurs et permettent aux centres de se mettre en valeur. A la 28e, Stanley perfore, passe les bras pour King qui crochète pour aplatir entre les poteaux et alourdir le score (23-0).

Le Racing frise l'humiliation

Impuissants, les Racingmen n’ont pas grand-chose à se mettre sous la dent, à l’exception peut-être de cette offensive cafouillée juste avant de retourner aux vestiaires. Clermont était tout simplement trop fort, et la seconde mi-temps n’allait pas tarder à le démontrer. En dix minutes, l’ASM inscrit deux essais (40-0) et donne à cette victoire à venir des allures de correction.

Malgré un léger relâchement qui leur coûtera deux essais, les Auvergnats vont tranquillement gérer la fin de match. Le plus dur était de toute façon fait. Clermont signe une 67e victoire consécutive à Michelin après avoir récité sa partition à la perfection et revient à hauteur du RCT. Le Racing pointe à la 10e place. 

Toulouse dans la douleur

De son côté, le Stade toulousain, lui aussi privé des ses  internationaux, a réalisé l'essentiel en s'imposant 14 à 3 face à Oyonnax après avoir longtemps buté sur une défense vaillante des joueurs de l'Ain. Les Toulousains, qui n'avaient perdu qu'un point en six matches à domicile  (cinq victoires bonifiées) ont longtemps peiné pour venir à bout d'Oyonnax, qui a même cru en sa chance jusqu'à l'essai du Toulousain Yann David à  six minutes de la fin et n'a pas été récompensée de ses efforts.

Bordeaux reprend sa marche en avant 

Bordeaux-Bègles, frustré lors de ses dernières sorties en Top 14, a retrouvé de l'allant pour obtenir une large victoire devant le Stade Français (45-23), avec six essais inscrits et un bonus offensif en poche. Sous pression, les hommes de Raphaël Ibanez peuvent souffler. Malgré  l'absence de leur perle offensive fidjienne Talebula retenu en sélection, ils  ont offert un spectacle royal à leurs 25.000 supporteurs qui n'ont tremblé que  vingt minutes, avant de fêter ce troisième succès bonifié de la saison. 

Biarritz respire (un peu)

Au fond du trou, Biarritz, lanterne rouge, a relevé la tête sur la pelouse de Brive et nourri ses rêves de maintien en s'imposant dans la douleur. Dans le haut du tableau, Montpellier a été dominé sur sa pelouse par Castres (16-20), champion de France en titre. De son côté, Bayonne a fait respecter sa loi à domicile en disposant difficilement de Grenoble (24-21). 

Victor Patenôtre