Christophe Urios : "La vérité du sport c'est de vivre des moments avec les supporters"

Publié le , modifié le

Auteur·e : Fabien Lévêque
Christophe Urios, le nouveau manageur de l'Union Bordeaux-Bègles
Christophe Urios, le nouveau manageur de l'Union Bordeaux-Bègles | AFP - NICOLAS TUCAT

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Il pouvait largement rêver de soulever le Bouclier de Brennus à l'issue de la saison. Mais Christophe Urios, le manageur de l'Union Bègles-Bordeaux (UBB) qui occupait la place de leader du Top 14, a vu le confinement stopper ses ambitions. Il était l'invité de Fabien Lévêque, dans Tout le sport.

Après trois mois sans Top 14, dans quel état d'esprit êtes-vous ?
Christophe Urios : "Le Top 14 me manque, la reprise va se faire à partir de la semaine prochaine."

Dans quelles conditions vont se dérouler les retrouvailles ?
CU : "Elles seront très étranges, il y aura le petit mot du président en appel vidéo. Ce sera virtuel comme sur une Playstation !"

Est-il possible d'imaginer du rugby sans contact ?
CU : (Rire) "On fait ça chez les moins de 8 ans ! Chez les grands, je ne suis pas sûr. Les instances sont en train de plancher sur les changements de règles. Maintenant, le rugby reste un sport de combat et contacts ! Pas sûr qu'on puisse faire des miracles sur l'évolution du rugby."

Vous étiez leader au moment du confinement, vous vous sentez vainqueur ?
CU : "Non, pas du tout ! On est fier de notre parcours, même si on n'a pas été récompensé. En revanche, on ne se sent pas champion de France."

N'est-ce pas un peu frustrant de voir la saison s'arrêter brutalement ?
CU : "C'est étonnant ! On avait l'impression que toutes les planètes étaient alignées ! Je pense qu'on aurait été dans le top 6. Je me disais, putain on est un peu noir ! Même les joueurs se disaient qu'ils n'y arriveraient jamais !"

Est-ce que le rugby est en danger financier ?
CU : "Forcément ! Notre économie est liée à ce qu'il se passe au bord du terrain. On ne vit pas des droits tv comme d'autres sports. Notre économie est autour su stade, autour du match. Il faut le faire vivre."

Êtes-vous prêt à jouer des matchs à huis clos ?
CU : "On est prêt à tout ! Mais pour moi le sport, en général, à huis clos n'a pas de sens. J'ai regardé les matchs de Bundesliga, j'ai l'impression que c'est de l'entraînement. La vérité du sport c'est de vivre des moments avec les supporters !"

Le mot de la fin ?
CU : "On espère tous que ça va reprendre ! On a un stade qui est fantastique, on a retrouvé notre place de leader d'influence sur l'Europe. Les gens aiment le rugby et le club."

Fabien Lévêque FabLeveque