Steven Setephano Grenoble Remi Lamerat Castres
Duel musclé entre Steven Setephano (Grenoble) et Remi Lamerat (Castres) | JEAN-PIERRE CLATOT / AFP

Castres arrache la victoire à Grenoble

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Indisciplinés mais réalistes, les Castrais sont parvenus à s'imposer sur la pelouse de Grenoble, un concurrent direct pour une qualification en phase finale (28-33) lors de la 21e journée du Top 14. Grâce à ce succès mérité (3 essais à 1), le CO revient dans les roues du Stade Toulousain à la 6e place et maintient à distance son adversaire du soir, 8e avec 47 points.

Les premières minutes laissaient craindre le pire. Entre deux équipes au coude à coude au classement et qui jouaient très gros, il s'agissait d'abord de ne pas se livrer ou de commettre d'erreur. Les premières fautes d'indiscipline, immanquablement, ne tardaient pourtant pas et Wisniewski (8e) et Urdapilleta (10e) se chargaient de les sanctionner. Les premiers "brassages", signe de la tension nerveuse qui habitait les 30 acteurs, se manifestaient également. Et puis tout à coup l'éclaircie. Palis réceptionnait une chandelle mal allumée, esquivait son défenseur et servait dans la course son centre Combezou pour le premier essai castrais du match (3-10, 19e). Coup dur pour les Iserois qui allaient à peine avoir le temps de se remettre de cette première offensive d'envergure qu'une seconde lame allait les faire chavirer. Lamerat, dans tous les bons coups, profitait d'un rebond capricieux pour s'infiltrer dans l'en-but de Grenoble. L'international français était repoussé mais il parvenait à servir Tulou qui aplatissait (3-17, 25e) ! 

Wisniewski-Urdapilleta : duel de snipers

Le CO aurait pu capitaliser sur cette avance au score mais les partenaires de Kockott s'embourbaient, à l'image de Tichit et De Klerk, tous les deux exclus temporairement (33e). Jonathan Wisniewski, lui, gardait ses nerfs pour passer deux coups de pied qui ramenaient les siens à 9-17 (36e). Même "topo" à la reprise où les hommes de Christophe Urios continuaient de se mettre à la faute sous la pression grenebloise. Face à un buteur de la trempe de Wisniewski, cela ne pardonnait pas. L'ouvreur alpin, impeccable, réduisait encore le score (21-23, 64e). Acculés, les Tarnais retrouvaient cependant le sens de la marche avant qu'il ne soit trop tard. Un nouveau coup de botte d'Urdapilleta (69e) et surtout un coup de génie de l'Argentin, qui tapait à suivre pour lui-même avant d'envoyer David Smith à l'essai en bout de ligne (21-33, 71e) pour ce qui aurait pu être le break définitif. mais il était écrit que le CO allait souffrir jusqu'au bout puisqu'un essai de Nemani jetait le doute sur les dernières secondes du match (28-33, 78e). Mais le sort avait choisi son camp, celui du réalisme castrais. 

Julien Lamotte