Dan Carter Juan Imhoff Racing
Dan Carter et Juan Imhoff. | DAMIEN MEYER / AFP

Carter, Rokocoko et Imhoff blanchis dans l'affaire des corticoïdes ?

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Dan Carter, l'ouvreur néo-zélandais du Racing 92, "ne sera pas inquiété" dans l'affaire des corticoïdes, ainsi que ses deux coéquipiers Joe Rokocoko et Juan Imhoff, selon L'Equipe. On avait trouvé cette substance dans leurs urines le soir de la dernière finale de Top 14. Carter "a donc été blanchi et a reçu la notification de la décision samedi", affirme le journal sportif sur son site internet dimanche soir. "Ses partenaires Juan Imhoff et Joe Rokocoko devraient vraisemblablement connaître le même sort", ajoute L'Equipe.

Mercredi dernier, Dan Carter, Joe Rokocoko et Juan Imhoff s'étaient expliqués devant la commission de lutte contre le dopage de la Fédération française de rugby (FFR). Selon L'Equipe, cette dernière aurait été convaincue par les arguments des trois internationaux du Racing 92. Elle doit envoyer en début de semaine sa décision motivée par courrier recommandé, mais le demi d'ouverture néo-zélandais aurait déjà reçu la notification de son blanchiment samedi. Désormais, l'Agence française de lutte contre le dopage (AFLD) est en droit de se saisir de ce dossier pour l'examiner, dans un délai de deux mois. Si tel était le cas, les trois joueurs seraient auditionnés par des experts de l'AFLD.

Voir les trois hommes blanchis par la commission de lutte contre le dopage de la FFR n'est pas une surprise. Si la présence de corticoïde n'a jamais été niée au Racing 92, le club a toujours assuré qu'il s'agissait "de traitements administrés par voie autorisée, prodigués en réponse à des pathologies avérées, plusieurs jours avant la finale du Top 14 et ne nécessitant pas d'AUT". Un avis confirmé sur le plateau de Stade 2 par Christian Bagate, responsable de la lutte antidopage à la FFR la semaine dernière.

Les corticoïdes, aux vertus multiples (anti-inflammatoires, anti-douleur, anti-allergiques...), sont interdits en compétition sans autorisation d'usage thérapeutique (AUT) lorsqu'ils sont utilisés par voie systémique (orale, intraveineuse, intramusculaire ou rectale), mais autorisés par voie locale (articulaire, tendineuse, épidurale, cutanée et inhalée).