Le président toulousain Jean-René Bouscatel
Le président toulousain Jean-René Bouscatel | LIONEL BONAVENTURE / AFP

Bouscatel recadre Boudjellal

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Le soufflet des propos de Mourad Boudjellal n'est pas prêt de retomber. Dernière réaction en date celle du président toulousain Jean-René Bouscatel qui juge les paroles de son homologue toulonnais "inadmissibles sur la forme, excessifs sur le fond". Pour l'homme fort du Stade, l'arbitrage s'est amélioré depuis plusieurs années. Il y a eu "beaucoup de progrès" estime Bouscatel.

"Si tout le monde restait dans les tribunes, ce problème n'existerait pas et n'aurait pas existé", a ajouté M. Bouscatel, jugeant "inadmissible que le président ne soit pas dans les tribunes" pour recevoir son homologue adverse. Pour le patron du Stade Toulousain, le président doit "être loin du +carré infernal+" (la zone du banc de touche, ndlr) où le match et les décisions de l'arbitre sont vécus en temps réel, "à balles réelles".

"Mourad a de très grandes qualités et c'est justement avec des gens différents (du milieu habituel du rugby) qu'on peut progresser", a-t-il néanmoins poursuivi, appelant au respect mutuel entre les dirigeants du rugby français. Interrogé sur le monde du rugby professionnel français, Jean-René Bouscatel  a dit considérer être "dans un milieu très sain, qui n'a rien à voir avec le temps des gros pardessus".

Le 8 janvier, après la défaite (25-19) de son équipe à Clermont, M. Boudjellal a déclaré devant plusieurs journalistes: "j'ai connu ma première sodomie arbitrale contre Clermont en demi-finale en 2009, je viens de connaître ma deuxième ce soir."