Damien Traille (Biarritz)
Damien Traille (Biarritz) | GAIZKA IROZ / AFP

Biarritz, de mal en pis

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Défait par Perpignan en match avancé de la 9e journée de Top 14 (12-16), Biarritz s'est encore un peu plus enfoncé dans la crise. Courageux mais trop limités, les Basques sont décrochés en bas du classement et accusent huit de retard sur le premier non relégable. Ils semblent presque déjà condamnés à la descente alors que l'USAP remonte provisoirement à la 3e place.

Biarritz n'a plus gagné depuis le 24 août dernier. Une éternité. Face à Perpignan, le B.O n'en est pas passé si loin mais, trop fébriles, les Basques ont laissé filer une occasion en or face à une équipe qui n'avait jamais gagné à l'extérieur depuis le début de la saison. 

A l'image du temps, pluvieux, les premières minutes de ce match sont maussades. Les deux équipes tentent bien quelques mouvements mais les fautes de mains se multiplient de part et d'autres et le score ne bouge pas d'un iota. Le tableau d'affichage frémit bien un peu à la 15e minute quand Camille Lopez, poussé par son pack, s'écroule dans l'en-but biarrot mais l'arbitre refuse l'essai. La défense basque, sur le coup, a parfaitement tenu. Mais l'indiscipline regagne les rangs du B.O et Hook se charge d'instiller encore plus le doute dans les esprits en passant une première pénalité (0-3, 15e). Côté Biarritz, le retour de Dimitri Yachvili a tout de même fait du bien. Ne serait-ce que pour la botte. Le demi de mêlée international se livre à un duel à distance avec l'arrière gallois jusqu'à la pause, atteinte sur un score de parité (6-6) et quarante premières minutes assez ternes. 

Hook fait mal

La peur au ventre n'a pas quitté les rangs biarrots à la reprise mais ces derniers ont le mérite de s'accrocher. Ils reprennent un court avantage grâce à Yachvili (9-6, 44e) avant de mettre un genou à terre. Suite à une touche bien négociée, les avants perpignanais restent debout, le maul avance et parvient à passer en force derrière la ligne (9-13e, 46e) ! L'essai, accordé à Guirado, fait très mal aux hommes de Laurent Rodriguez. L'USAP pense bien avoir fait le plus dur mais, mus par l'énergie du désespoir, Biarritz et Yachvili reviennent à un point (12-13, 54e). Le match devient irrespirable. Les deux formations se rendent coup pour coup, sans pouvoir faire la différence. Finalement, un ultime coup de pied de James Hook, à la 70e minute, scelle le sort de la rencontre (12-16). Et de Biarritz ?  

Déclarations : 

Benoît Baby (centre de Biarritz): "On  manqué d'un peu de stratégie, d'un peu d'ambition. On est faible en ce moment.  J'espère qu'on se maintiendra, on a quand même un groupe de qualité. Quand on  veut, on fait des bonnes choses. On a tout pour réussir, on va serrer les dents  et s'accrocher jusqu'au bout. On va penser aux choses qui vont nous faire  avancer pour la suite. La club est assez ambitieux, on va se donner les moyens  de réussir. Ca va être très très dur mais on peut le faire."
   
Camille Lopez (demi d'ouverture de Perpignan): "On ne se déplace pas bien  mais aujourd'hui on a gagné. Ce match on va l'oublier mais l'important ce sont  les quatre points. C'est dur (pour Biarritz). Quand on a connu le BO de la  grande époque... ils sont dans le dur, nous aussi".

Julien Lamotte