Bayonne Montpellier
Les Basques sortent provisoirement de la zone rouge grâce à ce succès à domicile. | PHOTOPQR/LE MIDI LIBRE

Bayonne respire

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Bayonne, avec un Bustos-Moyano décisif face à son ancien club, a repris un peu d'air dans une période très compliquée, en s'imposant devant Montpellier (24-19) au terme d'une rencontre accrochée. L'Aviron sort provisoirement de la zone de relégation, alors que Montpellier ne prend qu'un petit point du bonus défensif.

Plombée cette semaine par l'affaire Mike Phillips qui a beaucoup fait causer sur les bords de la Nive, l'Aviron a dû batailler pour se sortir du piège d'Héraultais venus au pays Basque pour retrouver un allant perdu le week-end dernier suite au passage de l'Ulster en Coupe d'Europe. Les hommes de Galthié repartent avec un point, trahis principalement par leur ancien coéquipier Bustos-Moyano, plutôt insipide jusque-là cette saison, à point nommé pour ces retrouvailles avec 19 points inscrits.

Bustos dans tous les coups 

Le premier essai des Basques, inscrit par Rokocoko (18) est venu à la suite d'une pénalité excentrée de l'Argentin s'écrasant sur le poteau. C'est encore lui qui était au sauvetage à cinq mètres de sa ligne pour envoyer en touche Paillaugue, à l'échappée pourtant idéale (27). Enfin, apothéose du premier acte, il profitait d'une course croisée de Brett auteur d'une interception au centre du terrain, pour prendre le dessus sur Artru avec un ballon astucieusement poussé deux ois au pied pour un essai salué par le stade Jean-Dauger (18-10, 37).

Pas suffisant toutefois pour décrocher le co-leader, supérieur en mêlée sauf la dernière du match, débouchant sur la pénalité de la délivrance du héros du jour (75), qui a optimisé ses rares temps forts.  Le plus flagrant intervint après une succession de pilonnages des avants, suivis d'un renversement et une prise d'intervalle gagnante de Selponi (29), préféré d'entrée à Trinh-Duc. Après la pause, la partie fut beaucoup plus crispante, Seulement trois pénalités viendront meubler le score de ce deuxième acte qui restait à l'avantage des locaux, malgré un baroud un peu désordonné des visiteurs. 

Christian Grégoire