Bayonne crée la surprise devant Clermont

Bayonne crée la surprise devant Clermont

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A la lutte pour décrocher son maintien au sein du Top 14, Bayonne s'est offert une précieuse victoire face à Clermont (18-9), leader du championnat avant cette 17e journée. Les Basques quittent la zone groupe, Oyonnax ayant eu son match reporté. Dans les autres rencontres, Grenoble a signé son huitième match sans défaite à domicile contre Perpignan (25-19) tandis que Montpellier s'est imposé face à Bordeaux-Bègles (28-23).

Bayonne, en s'offrant avec courage un Clermont remanié (18-9), a profité du report du match Biarritz-Oyonnax pour sortir provisoirement de la zone rouge samedi, à l'occasion de la 17e journée du Top 14. Les Bayonnais peuvent respirer, ils ont rempli leur objectif du week-end. En difficulté comptable, ils se sont appuyés sur la botte de Bustos-Moyano, auteur de six pénalités, pour empocher quatre points précieux dans la course au maintien et repasser devant les joueurs de l'Ain.

Pour l'ASM, premier avant cette journée mais trop en dedans sur le terrain détrempé de Jean-Dauger, la perte du fauteuil de leader au profit du Stade Français n'est sûrement qu'un détail mais la partition proposée a dû laisser Vern Cotter perplexe quant à la qualité de son réservoir. Dominateur et entreprenant, l'Aviron a rapidement pris les devants (6-0, 17e), sans parvenir à distancer les Jaunards privés d'une dizaine de titulaires habituels pour cause de Tournoi des Six Nations notamment. Le rythme imposé malgré les conditions a secoué les Auvergnats, vigilants défensivement mais pris plusieurs fois par la patrouille avant un sursaut  autour de la demi-heure qui a permis à Parra de remettre les siens à hauteur au plus fort des timides initiatives visiteuses (6-6, 31e).

Malgré tout, Bayonne gardait la main à la pause grâce à son pack et une faute pour hors-jeu savamment obtenue (9-6, 40e+3). Le scénario variait peu à la reprise, avec toujours la même envie locale faisant reculer Clermont. Puis, l'arbitre M. Attalah sanctionnait les deux équipes au gré de poussées gagnantes ou de petites fautes d'alignement pour le  plus grand plaisir de Bustos-Moyano, beaucoup plus réaliste que Parra qui  manquait trois pénalités en deuxième période, dont celle du bonus défensif dans les arrêts de jeu.

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