Woki, Bourgarit, Carbonel
De gauche à droite, Pierre Bourgarit, Cameron Woki et Louis Carbonel | Photos : AFP / Montage : France tv sport

Top 14 : Woki, Bourgarit, Carbonel... Les petits jeunes à suivre de la saison

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Woki, Bourgarit, Carbonel... Ils ont autour de vingt ans et toutes les cartes en mains pour exploser cette saison en Top 14. Après avoir précédemment prouvé leur talent, ces jeunes joueurs peuvent, à l'image de Baptiste Couilloud et de Matthieu Jalibert l'an passé, se révéler comme les futures stars du rugby tricolore. Focus.

• Pierre Bourgarit, cap Maritime

En moins d'un an, Pierre Bourgarit est passé de remplaçant en Fédérale 1, avec Auch, à titulaire avec le Stade Rochelais, puis aux portes de l'équipe de France. Une progression qui montre à quel point il est talentueux. "Dès le début, il était supérieur aux autres et mettait des raffuts à tout le monde. Il respirait déjà le rugby", se souvient Phiippe Bertin, président du club de Gimont dans le Gers et premier entraîneur de Bourgarit. Très bon en mêlée, et doté de qualité de pénétration et de vitesse assez remarquable pour un joueur de son poste, Bourgarit devrait aborder cette nouvelle saison dans le but de confirmer les belles choses qu’il a montrées l'an dernier. Car avec le départ de Patrice Collazo pour Toulon, ce pilier de 20 ans seulement, a désormais un statut et des responsabilités à assumer au sein de l’effectif des Maritimes. 

• Cameron Woki, prendre l'envol

C’est également l’année de la confirmation pour Cameron Woki ! Avec 20 matchs disputés la saison dernière en Top 14 et un titre de champion du monde des moins de 20 ans, le troisième ligne aile de l'Union Bordeaux Bègles devrait être l'un des joueurs de base du XV de Rory Teague cette saison. A 19 ans, celui qui a découvert le rugby à Bobigny, et a été formé à Massy appartient à la génération France 2023. Mais s’il continue sa progression, ce colosse d’1m96 pour 103kgs pourrait connaitre un avenir aussi radieux que celui de Mathieu Bastareaud, lui aussi symbole de la formation du RCME.

• Romain Ntamack, en quête de maturité

Le nom Ntamack, lourd à porter pour le fils d'Emile, légende de la grande décennie toulousaine des années 1990, n’a pas l’air d’effrayer le jeune Romain. A 19 ans, le demi d’ouverture du Stade Toulousain compte déjà 10 apparitions en Top 14. Détenteur d'une palette qui lui permet à la fois d’animer le jeu mais aussi d’attaquer la ligne, Ntamack a guidé les Bleuets à la victoire en Coupe du monde des moins de 20 ans, mais le plus dur reste à faire. Il s'agit d'afficher de la constance, mais aussi de muscler son jeu et "figurer dans plus de feuilles de matchs", comme il en a exprimé le souhait à la fin de la saison dernière. Et pourquoi pas frapper à la porte de l'équipe de France, lui que Guy Novès avait déjà placé dans sa liste de 45 joueurs protégés en 2017 et que son successeur Jacques Brunel a replacé dans un groupe développement de 20 joueurs.

• Louis Carbonel, la jeune pépite 

Lui aussi évolue dans le club où son père a laissé une trace. A 18 ans, le jeune Louis, fils d'Alain Carbonel, ancien joueur de Toulon, faisait déjà ses débuts en Top 14 avec le RCT contre Castres. Métronome au pied, perforant en attaque, ce demi d'ouverture talentueux s'est particulièrement illustré lors de la Coupe du monde des moins de 20 ans avec les bleuets. Et même s'il fera face à une concurrence accrue avec deux autres Français pour le poste d’ouvreur au sein du RCT : Anthony Belleau et François Trinh-Duc, il a le potentiel pour tirer son épingle du jeu. 

• Jordan Joseph, le bulldozer surdoué

Ses débuts en Top 14 sont très attendus ! Mais le troisième ligne centre du Racing 92 a déjà montré qu'il savait répondre présent sur le terrain. Doublement surclassé en moins de 20 ans, Jordan Joseph a éclaté aux yeux du grand public lors du Mondial des moins de 20 ans. Remplaçant au début de la compétition, le joueur de 18 ans a impressionné par ses qualités hors-normes et s’est vu récompensé du titre de meilleur joueur du mondial U20. "C'est un garçon puissant, très à l'aise ballon en main, capable malgré sa puissance de se déplacer vite", explique Sébastien Piqueronies, le sélectionneur de l'équipe de France des moins de 20 ans. Pour lui, "le pari du Racing, un club à l'effectif truffé de stars, n'est pas trop risqué pour Jordan Joseph". "Ce sont des profils qu'on n'a pas en France, où il y a peu de profils explosifs, denses massifs, de joueurs après contact", précise-t-il. "Sportivement, il a des qualités pour percer et émerger assez vite". Tant mieux, c'est tout le bien qu'on lui souhaite. 

Alexis Ibohn AlexisIbohn