Sekou Macalou a inscrit un doublé pour les Parisiens
Sekou Macalou a inscrit un doublé pour les Parisiens | AFP

Top 14 : Le Stade Français fait céder l'USAP

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Réduit à 14 pendant 45 minutes, le Stade Français a tout de même dominé Perpignan (46-15) à Aimé Giral en ouverture de la nouvelle saison de Top 14. Plus puissants et plus inspirés que les Catalans, les Stadistes ont parfaitement concrétisé leurs temps forts. Sekou Macalou, auteur de deux essais, a été le grand artisan du succès parisien.

Il n'y a pas eu photo. Le Stade Français était incontestablement plus frais que l'USAP. Les Catalans, peut-être submergés par l'enjeu, n'avaient pas les armes pour stopper la marée rose. Celle-ci a tout emporté sur son passage. La bronca qui décontenance dès l'entrée des deux équipes sur la pelouse du stade Aimé Giral n'a pas non plus coupé les jambes des "Stadistes". Dans le sillage d'un Sekou Macalou magistral, ils ont fait preuve d'une véritable démonstration de force.

Macalou très en jambes

Dès les premières minutes, les Parisiens sont partout. Et l'ouverture du score par Sekou Macalou en est la parfaite illustration. Le troisième ligne négocie parfaitement un surnombre en bout de ligne pour inscrire le premier essai de la partie (0-7, 5e). Se reposant sur leur seul pragmatisme au pied, les joueurs de l'USAP réduisent l'écart par Jackson (3-7, 9e). On pense alors les locaux définitivement lancés dans leur partie, mais Hamdaoui redonne une petite marge aux visiteurs à la 13e minute (3-12). La domination francilienne ne s'arrête pas là. Après une longe action d'attaque, Waisea raffûte le dernier défenseur et file inscrire le troisième essai, synonyme de bonus offensif. Complètement excentré à gauche des perches, Steyn se charge de concrétiser sans soucis (3-22, 29e). Six minutes plus tard, les Soldats Roses se montrent à nouveau dangereux dans les 22 mètres adverses. Macalou gratte un ballon dans les règles et signe le doublé. Impeccable au pied, Steyn transforme (3-29, 34e). La première période aurait pu être complètement parfaite pour le Stade, mais Sergio Parisse, coupable d'un geste dangereux sur le cou d'Alain Brazo est exclu (36e) et les partenaires de Paddy Jackson, qui inscrivent deux essais au retour des vestiaires se rapprochent tout de suite (15-29, 61e).

Parisse est exclu mais le Stade Français ne recule pas

C'était alors sans compter sur l'appétit des Stadistes et de Kylan Hamdaoui. L'ailier profite d'un rebond et inscrit son premier doublé sous ses nouvelles couleurs (15-42, 62e). Cet essai sape définitivement le moral des Catalans, avant que Van Zyl, tout en puissance, ne scelle le sort du match (15-43, 66e). La pénalité de Plisson dans les dernières secondes ne sera donc qu'anecdotique. Le Stade s'impose logiquement 15 à 46 et lance parfaitement sa saison. 

Les réactions : 

Pieter De Villiers (entraîneur des avants du Stade Français) : "C'est une belle victoire et on la savoure. On est surtout content pour les joueurs qui ont bossé dur pendant l'intersaison. On a insisté sur la préparation physique pour être prêts. Aujourd'hui, cela a payé: on a joué vite, on a libéré vite nos ballons et perturbé cette équipe de Perpignan. Oui, on a beaucoup d'ambitions. Notre propriétaire nous donne les moyens de cette ambition. Mais notre première ambition c'est d'abord d'instaurer une culture de la gagne. Maintenant la saison ne fait que débuter et un gros morceau nous attend la semaine prochaine (réception de Bordeaux-Bègles, ndlr)".

Tom Ecochard (demi-de-mêlée et capitaine de Perpignan) : "On savait que l'on partait dans l'inconnu et qu'il y a un gouffre entre le Top 14 et la Pro D2 mais on pensait rivaliser mieux que cela. On a beaucoup trop subi, notamment en défense. On est passé à côté. On a laissé tomber trop de ballons qui leur ont permis de nous punir, même si l'on pouvait espérer mieux au niveau du score si l'on n'avait pas encaissé trois essais casquette. Le gros point noir, c'est que chaque fois qu'ils sont venus chez nous on a encaissé sept points. Ca fait mal mais, il vaut mieux en prendre une comme cela maintenant plutôt que lors d'un match couperet. On va bosser et ne rien lâcher"
 

Alexis Ibohn AlexisIbohn