Antoine Dupont et Anthony Belleau
Les internationaux Antoine Dupont, demi de mêlée de Toulouse, et Anthony Belleau, demi d'ouverture de Toulon | AFP

XV de France: Dupont et Belleau, nouveaux joyaux tricolores ?

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Auteurs de prestations très convaincantes avec leur club depuis plusieurs mois, Antoine Dupont (Toulouse) et Anthony Belleau (Toulon) représentent deux des nouvelles promesses du rugby français. Nés en 1996, les deux jeunes joueurs de la charnière vont se frotter samedi à ce qui se fait de mieux: les All Blacks. Plus qu'un test: un défi.

C'est la nouvelle vague. Ils sont cinq parmi les 32 Bleus qui préparent le match contre la Nouvelle-Zélande, à être nés en 1996. Damian Penaud (deux sélections), Antoine Dupont (3 sélections), Anthony Belleau (0 sélection), Judicaël Cancoriet (0 sélection) ou encore Anthony Jelonch (0 sélection). Ils forment quelques-unes des pépites du Top 14, quelques jeunes joueurs devenus déjà essentiels dans leur club. Et pas n'importe lesquels: Toulouse, Clermont, Toulon ou encore Castres. Il ne s'agit don pas de "seconds couteaux". Et les voilà désormais dans le groupe France. "C'est bien d'avoir des jeunes joueurs, un peu d'insouciance. On n'a rien à perdre", estime Anthony Belleau, l'ouvreur du RCT, à l'attention de cette génération déjà triomphante.

Comme tous les sélectionneurs français, Guy Novès fait le tour du propriétaire. Plus de 60 joueurs déjà essayés depuis le Tournoi des 6 Nations 2016, la revue d'effectif est large et nécessaire, car la Coupe du monde n'a lieu que dans deux ans. Blessures, retraites, baisse forme, tout est possible dans ce laps de temps. Dans deux ans, cette nouvelle génération aura au moins quatre saisons de vécu en Top 14, en Coupe d'Europe, et elle n'aura que 23 ans. Etant donné leur ascension précoce et rapide, nul ne peut prédire leur niveau dans 24 mois. 

Galthié et Michalak pour exemples ?

"C'est sûr qu'au cours des six derniers mois, c'est allé très vite", avoue avec bonheur Anthony Belleau. Un drop vainqueur en demi-finale du Top 14 dans le "money-time", des prestations de premier plan et une maturité déjà impressionnante, son chemin vers Marcoussis s'est ouvert rapidement. De son côté, Antoine Dupont a redonné le sourire et un jeu au Stade Toulousain, avec son complice à l'ouverture, Zack Holmes. Dans 8 jours, il va fêter son 21e anniversaire, avec une 4e sélection en équipe de France, et peut-être même une première titularisation. Contre les All Blacks qui plus est, doubles champions du monde en titre. "C’est impressionnant, mais aussi très excitant", glisse-t-il. "J’en rêve depuis tout petit et j’ai hâte de me retrouver face à eux." Même s'ils battent tout le monde ? "Jetons toutes nos forces dans la bataille: on n'a rien à perdre." L'insouciance de la jeunesse.

En leur temps, Fabien Galthié (64 sélections) avait connu sa première sélection à 22 ans (mais son premier duel avec la Nouvelle-Zélande à la 28e, 8 ans après), Frédéric Michalak (77 capes) à 19 ans et il était ouvreur titulaire en Coupe du monde à 21 ans (il avait attendu sa 10e cape et deux ans pour jouer les All Blacks), sans oublier à un autre poste un Fabien Pelous (118 sélections), devenu international à 21 ans (qui avait joué les Kiwis dès sa 3e sélection, avec une victoire à la clé). Voici le chemin glorieux des anciens tracé devant ces jeunes pousses. Au sein d'une équipe de France qui peine depuis des années à trouver une charnière sur la durée, Antoine Dupont et Anthony Belleau ont une chance à saisir.

Reste trois chiffres: l'équipe de France reste sur 10 défaites de suite contre les Blacks, qu'elle n'a plus battus depuis 2009, et même depuis 2000 sur le sol français. 

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