Sébastien Vahaamahina
Sébastien Vahaamahina | FRANCK FIFE / AFP

Vahaamahina : "Les All Blacks ne nous ont pas encore écrasés"

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Agacé par les louanges dressées à la Nouvelle-Zélande, Sébastien Vahaamahina a tenu à rappeler qu’il n’y avait pas "qu’eux" dans le monde de rugby et que les All Backs n’avaient pas encore "écrasé" le XV de France.

Le test match opposant samedi au Stade de France le XV de France à son homologue néo-zélandais est-il joué d’avance ? Restant sur 20 victoires sur leur 21 derniers matches (avec 18 succès de suite avant la défaite face à l’Irlande), les Blacks sont les rois de la planète rugby, sur le terrain comme dans la presse. Une situation qui ne plait pas du tout au deuxième-ligne de l’équipe de France, Sébastien Vahaamahina à qui on a demandé s’il était agacé par le traitement médiatique du XV néo-zélandais, a répondu par l’affirmative : "Oui, parce qu'on est là aussi, il n'y a pas qu'eux dans le monde du rugby. C'est vrai qu'ils ont écrasé tout le monde, mais ils ne nous ont pas encore écrasés. Ils sont comme tout le monde. S'ils arrivent à faire ça (produire un jeu spectaculaire et qui gagne, NDLR), nous aussi on en est capable."

Laver l'affront de la Coup​e du monde 2015

Pour contrer cette équipe de rêve, le Clermontois a la solution : "ne pas les laisser jouer et mettre en place notre jeu". Simple comme bonjour donc. Dans le détail, Vahaamahina a conscience qu’il faudra "monter le curseur au niveau de la concentration et de l’application". Pour rappel, la dernière confrontation entre l’équipe de France et les All Blacks remonte au 17 octobre 2015, à Cardiff, triste jour pour la France du rugby. En quarts de finale de la Coupe du monde, les joueurs de Philippe Saint-André avaient encaissé un cinglant 62-13 qu'ils ne pourront "pas effacer", d'après le troisième ligne Damien Chouly. "On peut faire meilleure figure, et tous les joueurs qui ont vécu cet enfer ont, je pense, envie de montrer un meilleur visage", a-t-il développé.

Christophe Gaudot @ChrisGaudot