L'ouvreur all black Beauden Barrett
Beauden Barrett à la baguette face à l'équipe de France de Chiocci et Vahaamahina | AFP - MIGUEL MEDINA

Les 5 joueurs-clés de France - Nouvelle-Zélande (19-24)

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Face aux doubles champions du monde en titre néo-zélandais, l'équipe de France a subi un deuxième revers consécutif (24-19). Mais elle a encore montré sa volonté de jouer face à la meilleure équipe de la planète. Beauden Barrett, l'ouvreur all black, a été le joueur décisif au sein d'un collectif impressionnant. Mais certains Français se sont également illustrés.

Beauden Barrett

Le meilleur joueur du monde de l'année 2016 a tenu un rôle majeur dans cette rencontre. Du flair, du talent, bref, du haut niveau. En moins d'une minute de jeu, il avait déjà montré que son titre n'est pas usurpé, en profitant d'un lancer en touche trop long de Guilhem Guirado pour chaparder le ballon sur la première action. Mais c'est surtout à la 7e minute qu'il a éclaboussé la rencontre de toute sa classe. Un coup de pied millimétré sur l'aile de Julian Savea, qui gagnait son duel aérien face à Noa Nakaitaci pour le premier essai de la rencontre. Tranquille derrière son pack, il gérait le jeu des lignes arrières. Avec aisance, mais en ratant tout de même un coup de pied de déplacement à la 20e minute. Cela arrive même aux meilleurs... Mais comme en début de match, son flair a fait merveille lorsqu'il a intercepté une passe de Machenaud dans ses 22m pour mettre les jambes et aller inscrire le deuxième essai 80m plus loin (42e). Au total, 14 points inscrits à son compteur personnel.

Vidéo: Le premier essai des All Blacks

Brodie Retallick

Meilleur joueur du monde en 2014, le deuxième ligne surpuissant est un vrai poison. Dur au mal, toujours bien placé, il est le roi pour endiguer les vagues adverses. Sorti dès la 44e minute du match, il avait eu le temps d'intercepter le ballon sur une percée d'Atonio (41e), ou de mettre KO Guirado qui cherchait à mettre la pression sur Barrett dans son en-but (30e). Du bon travail de l'ombre, au sein d'un pack néo-zélandais terrible en défense, qui cherche toujours à gagner la ligne d'avantage. Avec son N.4 et Kieran Read en fers de lance.

Camille Lopez

Pour son retour en tant que titulaire à l'ouverture, Camille Lopez pouvait ressentir une certaine pression. Après plus d'un an d'abstinence forcée en Bleu, il n'en a rien montré. Incisif dans ses prises de balle, il a fait jouer autour de lui, donnant de la vitesse au jeu français. Il a été également au soutien des offensives, comme à la 9e minute après une superbe percée de Kevin Gourdon, même s'il a été repris à 7m de l'en-but. Ou carrément initiateur, comme sur cette percée dans l'axe à la 24e minute, le mouvement se soldant par une pénalité et les premiers points tricolores.

Camille Lopez pris sèchement par la défense néo-zélandaise
Camille Lopez pris sèchement par la défense néo-zélandaise

Kevin Gourdon

C'était seulement sa 5e sélection. Depuis la tournée en Argentine, Kevin Gourdon est toujours titulaire en Bleu. Et il le mérite. Perforant, au soutien, au combat dans les rucks, il s'est démultiplié pour faire avancer son équipe. Avec 9 plaquages, il a fini meilleur plaqueur français. A l'image de toute la 3e ligne tricolore (Picamoles et Ollivon), il s'est montré à la hauteur de l'événement, face à l'un des meilleurs trios de la planète (Kaino, Todd, Read). Clairement, lors de cette tournée d'automne, ces trois N.8 ont marqué de gros points, même si la France a perdu deux matches sur trois. L'essai de l'ancien Toulousain, sur un coup de filou de Baptiste Serin, en est l'illustration (63e).

Baptiste Serin

Déjà très à son aise lors de la tournée en Argentine, le demi de mêlée de l'UBB a fait une entrée en jeu remarquée. Avec ses passes très rapides, Baptiste Serin a remis l'équipe de France dans le chemin de l'avancée, étant à l'origine du seul essai en jouant rapidement une pénalité à la main. Très fiable au pied, il a été à l'origine d'une belle rébellion en fin de match, qui aurait pu permettre aux hommes de Guy Novès de se rapprocher dangereusement des All Blacks. Mais il a manqué cinq longueurs. Reste qu'il a confirmé tout le bien que le staff tricolore pense de lui.

Thierry Tazé-Bernard @thierrytaze

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