Guy Novès observe ses ouailles
Guy Novès observe ses ouailles | FRANCK FIFE / AFP

La Tournée de novembre, l'heure des résultats pour les sélectionneurs ?

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Les premiers tests de novembre d'un sélectionneur de l'équipe de France de rugby sont-ils habituellement bons ou mauvais ? Pour savoir si Guy Novès avait des raisons d'y croire, nous nous sommes penchés sur le bilan de ses prédécesseurs.

Samedi, face aux Samoa, Guy Novès étrennera pour la huitième fois son nouveau costume de sélectionneur de l’équipe de France. Jusqu’ici son bilan n’est pas des plus brillants avec trois victoires pour quatre défaites. Et pourtant, il y a des motifs d’espoir. Rappelons-nous qu’avant le Tournoi des Six Nations, l’ancien coach toulousain n’avait bénéficié d’aucune plage de préparation spéciale et que pour la tournée d’été en Argentine, il était privé des demi-finalistes du Top 14. Après avoir installé sa méthode, Guy Novès espère donc voir ses premiers résultats lors de cette tournée de novembre avec au programme trois matches en forme de montée en puissance face aux Samoa, l’Australie et la Nouvelle-Zélande.

Triste novembre

Pour tenter de savoir si l’équipe de France de Guy Novès avait une chance de briller lors de ces tests de novembre, nous avons regardé du côté de ses prédécesseurs. Philippe Saint-André, Marc Lièvremont, Bernard Laporte, le duo Jean-Claude Skrela-Pierre Villepreux et Pierre Berbizier, tous ont connu des débuts similaires à Novès : un Tournoi pour prendre la température puis une tournée d’été et donc les tests de novembre. D’emblée notons que malgré le temps supplémentaire pour assimiler la méthode des différents sélectionneurs, les tournées de novembre n’ont pas toujours été excellentes mais que la tendance s’inverse. Ainsi, Pierre Berbizier, après un Tournoi des Cinq Nations 1992 moyen (2 victoires, 2 défaites) avait perdu deux fois, contre l’Argentine (20-24) et l’Afrique du Sud (15-20) et battu une fois ces même Springboks (29-16). Pour le duo Skrela-Villepreux, c’était encore pire : un Tournoi 1996 ni bon, ni mauvais (2 victoires, 2 défaites) et des tests de novembre ratés : un succès face au pays de Galles (40-33) mais surtout deux revers contre l’Afrique du Sud (12-22 et 12-13).

L'exemple Saint-André

Les sélectionneurs sont-ils donc condamnés à une première tournée de novembre ratée ? Faut-il plus de temps pour que le sélectionneur impose sa patte ? L’exemple Bernard Laporte est intéressant. Après un Tournoi 2000 réussi mais pas exceptionnel (3 victoires, 2 défaites), le candidat à la présidence de la Fédération française de rugby (FFR) subissait deux défaites en novembre contre l’Australie (13-18) et la Nouvelle-Zélande (26-39) avant de battre ces même Blacks quelques jours plus tard (42-33) en forme d’exploit. Inspiré par Bernard Laporte, Marc Lièvremont, dont le Tournoi 2008 avait fait naître des espoirs (3 victoires, 2 défaites) engrange deux succès contre l’Argentine (12-6) et les Pacific Islanders (42-17) avant un revers face à l’Australie (13-18).

Pour y croire, Guy Novès regardera par-dessus son épaule. Son prédécesseur, Philippe Saint-André avait lui aussi connu un Tournoi (2012) compliqué (2 victoires, 1 nul, 2 défaites) mais il avait cartonné en novembre avec trois succès, devant l’Australie (33-6), l’Argentine (39-22) et les Samoa (22-14) enchaînant les victoires d’une manière quasi plus revue sous son mandat. Samedi, à Toulouse, l’équipe de France a l’occasion d’engranger de la confiance face aux Samoa avant un premier choc contre l’Australie (19 novembre) puis une montagne face à la Nouvelle-Zélande (26 novembre). Un succès, deux succès, un Grand Chelem ? Faites vos jeux !

VIDEO - Guy Novès de retour à Toulouse

Christophe Gaudot @ChrisGaudot