Gaël Fickou
Le trois-quarts centre international, Gaël Fickou | AFP - MIGUEL MEDINA

Gaël Fickou, une perle en "impact player" avec l'équipe de France

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A 22 ans, Gaël Fickou va honorer sa 23e sélection avec l'équipe de France, samedi au Stade de France contre l'Australie (en direct sur France 2 et francetvsport.fr). Pour la 13e fois, il fera partie des remplaçants. Annoncé comme la nouvelle pépite des lignes arrières avant même sa première apparition en Bleu à 18 ans, le Toulousain est devenu un cadre.

L'image est dans tous les esprits des fans de rugby. Le 1er février 2014, dans un Stade de France chauffé à blanc par un Crunch particulièrement tendu, Gaël Fickou plane pour aplatir l'essai de la victoire contre l'Angleterre (26-24), deux minutes après être entré en jeu, et trois minutes avant le terme de la rencontre. C'est alors sa 4e sélection avec l'équipe de France. Précédé d'une réputation déjà très avantageuse, le trois-quarts centre de Toulouse fait exploser l'enceinte de bonheur. Près de 3 ans après, la semaine dernier, il n'a inscrit "que" son quatrième essai sous le maillot bleu, face aux Samoa. Après être entré en jeu huit minutes avant.

Vidéo: L'essai de Gaël Fickou contre l'Angleterre en 2014

Depuis le début de sa carrière internationale, à un poste où la concurrence est féroce en France, Gaël Fickou alterne les titularisations et les passages en tribune. "C'est chacun son tour", comme il le dit aujourd'hui. Ses crochets, ses appuis, sa vision du jeu, sans oublier son quintal pour 1.90m, font de lui un trois-quarts moderne. Et performant dès qu'on fait appel à lui, pour peu que le collectif soit tourné dans le bon sens. C'est peut-être pour cela, pour sa polyvalence (il peut dépanner aux ailes) et aussi parce que le duo clermontois Lamerat-Fofana a été performant, que le staff tricolore l'a encore placé sur le banc, samedi, face aux Wallabies. "Si je suis honnête, j'aimerais commencer ce genre de rencontres", disait-il cette semaine à Marcoussis. "Je ne lâcherai pas le morceau car c'est aussi mon rôle de postuler à un rôle de titulaire". Cela ne l'empêche pas de saluer le niveau de ses deux rivaux, titularisés: "Ils sont réguliers. ils jouent ensemble en club, ce qui est leur force. C'est un critère à prendre en compte car cela favorise leur niveau de jeu."

Un choix tactique également ?

Il y a peut-être aussi une dimension tactique dans ce choix. Face à des Australiens très physiques, très denses, la complémentarité physique et les habitudes en défense peuvent donner à Rémi Lamerat et Wesley Fofana un temps d'avance. Mais en fin de match, lorsque les défenses sont un peu plus usées, les jambes du Toulousain et ses prises d'initiatives peuvent faire basculer le sort du match. "Très heureux" de la victoire sur les Samoa et du jeu développé ("cela faisait longtemps qu'on n'avait pas développé autant de jeu"), Gaël Fickou sait que "l'Australie, ce sera un voire deux niveaux au-dessus. Ca va être une rencontre décisive et importante pour nous car on va pouvoir se juger par rapport aux meilleurs."

Vidéo: L'essai de Gaël Fickou contre les Samoa

Face à lui, il pourrait croiser le chemin de Tevita Kuridrani, le centre d'origine fidjienne de 25 ans, dont il apprécie le jeu: "Il fait partie des références au centre. C'est un joueur régulier, avec un gabarit hors norme, et à l'intelligence du rugby. Il a toutes les qualités possibles pour un centre. J'apprécie de le voir joueur. Et j'adore le jouer, car c'est contre les meilleurs qu'on peut se juger."

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