Chouly: "Une revanche à prendre sur nous-mêmes"

Chouly: "Une revanche à prendre sur nous-mêmes"

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Battue à trois reprises en juin en Australie, l'équipe de France retrouve les Wallabies samedi, au Stade de France (en direct sur France 2). Pour Damien Chouly, encore titularisé en N.8: "La revanche envers les Australiens, il y en a sûrement un peu, mais il y a une revanche à prendre envers nous-mêmes aussi." Et il avertit: "On ne veut pas jouer pour les contenir, mais pour imposer notre jeu."

- Quel cap vous fixez-vous en vue de samedi ?
Damien Chouly:
"Il va falloir être conquérant. On en a beaucoup parlé: on est resté sur  trois défaites là-bas en juin et on est ressorti frustré, déçu. La revanche  envers les Australiens, il y en a sûrement un peu, mais il y a une revanche à  prendre envers nous-mêmes aussi."
   
- On dit que la marque de fabrique des Wallabies est la conservation du  ballon, c'est votre avis ?
D.C:
"La force de cette équipe d'Australie c'est d'abord son collectif. En  attaque, ils sont capables de garder le ballon sur une quinzaine voire une  vingtaine de temps de jeu. Elle essaye d'épuiser son adversaire. C'est  éreintant car on enchaîne les phases de jeu et quand on défend, on a tendance à  plus accuser le coup. Ce qu'il faut ce n'est pas se jeter, pas s'affoler parce  qu'ils n'attendent que ça pour en profiter. Il faut rester ensemble  physiquement et mentalement pour les contenir. En défense, elle monte vite et  reste solidaire. Les rucks seront aussi la clé. Il faudra coller au ballon.  L'important sera d'arriver avant eux et d'avoir de bonnes libérations. Le  maître mot sera la patience et l'application."

"On est pr​évenu"

   
- Vous avez trouvé des motifs d'encouragements dans votre match contre les  Fidji ?
D.C.:
"Ce qui est intéressant, c'est qu'en attaque, on a pu mettre en place  sur le terrain ce qu'on avait travaillé à l'entraînement. On a pu mettre en  place notre jeu, ce qui avait rarement été le cas, notamment sur la tournée en  Australie. Ce qui a été négatif ce sont ces deux essais que l'on prend: il y a  des problèmes d'organisation et individuellement on a raté des plaquages. On  est prévenu."
   
- Et comment jugez-vous votre match à titre personnel ?
D.C.:
"Ma performance a été moyenne, je dirais. En touche, il y a eu des  annonces qui n'étaient pas judicieuses et il a fallu aussi s'adapter au contre  fidjien. J'attends le match de l'Australie pour hausser le niveau. Il me tarde  d'être sur le terrain."

 "Il faut avoir confiance en nous"

- Votre nouveau rôle de capitaine à Clermont vous aide-t-il sur le terrain  avec le XV de France ?
D.C.:
"Sûrement un petit peu. Après, quand on arrive en équipe de France, il  n'y a plus de capitaine qui tienne, c'est Thierry (Dusautoir) qui endosse ce  rôle et nous on est des soldats. Mais ça peut m'aider dans la communication,  par rapport aux touches. Ca m'aide à faire passer mes convictions, mon message,  ne pas avoir peur de les affirmer. Je ne calcule pas trop pour faire part de  mon ressenti."
   
- Avec le XV de France, vous avez été flanker ou troisième ligne centre...
D.C.:
"Mon choix N.1 c'est d'être N.8. C'est le poste où je prends le plus de  plaisir. Ca m'arrive d'être 3e ligne aile aussi. C'est intéressant pour moi car  c'est un poste plus frontal. Mais N.8 il y a plus l'aspect stratégique qui  rentre en compte et technique aussi."
   
- Après avoir encaissé près de 100 points en trois matches en Australie,  qu'est-ce qui vous fait croire que la France à une chance ?
D.C.:
"Je vois comment le groupe fonctionne, comment on travaille depuis les  deux stages. A un moment, il faut avoir confiance en nous et si on arrive à  mettre en place notre jeu comme ça a été le cas par moments la semaine  dernière, on va poser des problèmes aux Australiens. Et puis, on saura être  dans un meilleur état de fraîcheur qu'en juin. En tous cas, on ne veut pas  jouer pour les contenir, mais pour imposer notre jeu."

AFP