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Camille Lopez sous le maillot de l'équipe de France | JEAN MARIE HERVIO / DPPI Media

Brunel et la problématique de l’équipe type

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Comment construire une équipe type quand les blessures s'abattent régulièrement sur les joueurs sur lesquels vous misez ? Comment conserver votre confiance en un quinze qui enchaîne les mauvais résultats ? C’est la problématique de Jacques Brunel, le sélectionneur des Bleus, qui n’a jamais ou aligné la même équipe deux matches de suite.

Depuis son intronisation à la tête de l’équipe de France le 27 décembre 2017, Jacques Brunel a vu son équipe disputer huit matches pour deux victoires et six défaites. Pendant ce laps de temps, il a utilisé pas moins de 39 joueurs uniquement pour démarrer les matches, soit quasiment trois équipes différentes. Pour finir ce tableau idyllique, palme à la charnière puisque quatre joueurs ont été utilisés à l’ouverture et deux à la mêlée pour un total de quatre duos différents, en huit matches donc.

Brunel a fait table rase de l'époque Novès

Le changement de sélectionneur en décembre dernier à moins de deux ans de la Coupe du monde avait déjà rebattu les cartes de manière drastique. Pas forcément l’idéal pour préparer un événement que les Bleus aborderont la peur au ventre : placés dans la poule de l’Argentine et de l’Angleterre, ils pourraient bien manquer les quarts de finale du Mondial pour la première fois de leur histoire, tout simplement.

Toujours est-il que les Spedding, Penaud, Lacroix, Serin, Macalou, Picamoles ou Taofifenua, titulaires pour le dernier match de Guy Novès à la tête des Bleus, le match nul face au Japon (23-23) n’ont jamais été alignés d’entrée par son successeur.

Adepte du grand chambardement donc, Jacques Brunel a depuis souffert de deux maux. Le premier, les blessures. Un exemple : alors qu’il voulait, a priori, installer Matthieu Jalibert à l’ouverture pour son début de mandat, le sélectionneur a dû faire face à la blessure au ligament croisé postérieur du genou gauche de l’ouvreur de Bordeaux-Bègles. Un joueur sur lequel il ne devrait pas non plus pouvoir compter pour le prochain Tournoi des Six Nations, celui-ci ayant rechuté en août dernier. Même chanson pour Antoine Dupont qui a fait son retour dans le groupe à l'occasion de cette tournée de Novembre ou encore pour Kévin Gourdon, titulaire au poste de troisième-ligne centre pour le premier match des Six Nations 2018 puis mis sur la touche par une blessure. Une avalanche de problèmes qui doit beaucoup aux rythmes infernaux du rugby français et un peu à la malchance, aussi. 

Trouver de la continuité avant le Mondial

Le second maux est évidemment le manque de résultat. Deux victoires en huit sorties, c’est bien peu pour pouvoir raisonnablement maintenir sa confiance à un groupe. Guy Novès, l'ex-sélectionneur des Bleus, avaient, en son temps couru après la confiance sans jamais pouvoir la rattraper. Ce qui lui avait coûté son poste. En juin dernier, l'équipe de France est revenue de Nouvelle-Zélande avec les valises pleines et trois défaites. 

Ajoutez à cela, la sortie et les accusations de violences et possiblement d’agression sexuelle en Écosse autour de Thomas, Picamoles, Belleau, Danty, Lamerat, Iturria, Lambey et Macalou et vous obtenez un bon casse-tête pour Jacques Brunel qui doit trouver un semblant de continuité avant d’aborder une année 2019 charnière pour le rugby français.

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