xv

Test-match : Des Bleus vaillants subissent à nouveau la loi des Blacks (26-13)

Publié le , modifié le

Comme la semaine passée, les Bleus se sont inclinés face à la Nouvelle Zélande (26-13). Mais cette fois-ci sur un score moins sévère. Vite réduits à 14 après l'exclusion de Benjamin Fall, les Français ont montré d'importantes valeurs de combativité pour rivaliser avec les All Blacks. Même si les hommes de Jacques Brunel ont été dominés, le visage du XV de France a été bien meilleur que lors du premier match test, en inscrivant l'essai de l'honneur en fin de match. Désormais, il reste aux Tricolores une dernière rencontre face aux champions du monde pour ne pas repartir bredouille de Nouvelle-Zélande.

Un fait de jeu pour déstabiliser toute une équipe. Dès la 12ème minute, le XV de France se trouve à 14 après l'exclusion de Benjamin Fall. En retard à la retombée d'un ballon aérien, l'ailier français percute Beauden Barrett qui part à la renverse. Le demi d'ouverture néo-zélandais chute sur le dos et la tête. La sanction est inéluctable. L'arbitre Angus Gardner dégaine le carton rouge. Certains trouveront la punition trop sévère, d'autres invoquent le règlement appliqué à la lettre par l'homme au sifflet. N'empêche que voilà les Tricolores en infériorité numérique pour le reste du match.

Pourtant les Bleus, comme la semaine précédente, étaient bien rentrés dans la rencontre. A Wellington, les hommes de Jacques Brunel allume la première mèche grâce à Kélian Galletier (7e). Le troisième ligne aile perce la défense noire et transmet à Geoffrey Doumayrou. Le centre bleu semble aplatir. Mais, à la vidéo, le Français relâche le ballon sous la pression de deux Blacks, revenus de loin. 

Trop de déchets

Morgan Parra ouvre tout de même la marque sur pénalité, mais alors à 14, les Bleus prennent l'eau une première fois. Sur la pénalité suivant le carton rouge, la défense française se troue complètement et laisse le pilier Joe Moody transpercer le rideau, tel un ailier (7-3).

Les Bleus ont sans doute en tête la défaillance connue la semaine dernière : un 44-0 encaissé en seconde mi-temps. Mais les joueurs ornés du coq s'avèrent vaillant et combatifs. Leur principale force. Car dans le jeu, les Bleus commettent trop de fautes techniques pour espérer, même à 14. Pris en touche, les en-avants s’enchaînent aussi lors des actions importantes des Français. En face, les Blacks sont réalistes et foudroient les Bleus par deux fois (20e avec Smith, 40e J. Barrett). A nouveau, la défense tricolore lâche (21-6).

Cette fois-ci, pas de débandade pour les Français en seconde mi-temps. Au contraire, les Bleus résistent aux Blacks et retrouvent une défense bien plus dense. Les hommes en noir sont moins précis, moins vifs et butent sur les Français. Mais ces derniers ne parviennent toujours pas à faire leur retard. Les temps forts sont toujours coupés par des fautes techniques. 

Histoire de vidéo

Toutefois, les Bleus craquent une dernière fois sur un festival de Jordie Barrett. L'arrière des Blacks s'infiltre dans la défense française et file seul dans l'en-but. Une exploit en solitaire qui permet aux Néo-Zélandais de prendre 20 points d'avance (26-6, 57e). 

En fin de match, les Français repoussent les assauts adverses et croient même revenir au score. Pierre Bourgarit, qui connait sa première sélection en bleu, pense inscrire son premier essai international. Mais l'arbitre, avec la vidéo, refuse l'essai après que le Français s'est relevé avant d'aplatir. Frustrant pour les Bleus qui ont vu deux essais annulés après la recours à la vidéo. Mais ce n'est que partie remise... Cedate Gomes Sa sauve l'honneur en inscrivant l'essai libérateur. Partis de leurs 22 mètres, les avants tricolores ont fait un superbe travail de progression pour aller inscrire cet essai. Une belle récompense d'un match prometteur. 

Au regard du match, les Bleus ont montré une belle opposition aux Blacks, même à 14. Revanchard, le XV de France doit se servir de ce match pour aller chercher un résultat samedi prochain lors du dernier match test face à la Nouvelle Zélande.